Patrick Varin , une passion le taureau.

Il est des lieux, comme le hameau de Franquevaux, chargé d’histoire, labellisé grand Site de France et d’Occitanie.

“On ne passe pas à Franquevaux on y vient”, la route s’arrête contre les berges du canal de Rhône à Sète et les marais de Petite Camargue.

Parmi ses spécificités histoire, terroir, paysage, il est une personnalité discrète qui habite ce hameau depuis 25 ans, tourné vers la Camargue et ses taureaux.

Du sable des arènes …

Rien ne prédisposait Patrick Varin, d’origine lyonnaise à fouler le sable des arènes mais…. ” des parents d’origine italienne du côté de mon père et espagnole de ma mère. Petit , nous passions nos vacances à Alicante où tout a commencé avec les taureaux dans les rues, mes premières passes à 13 ans et cette passion taurine…”

Cette passion qui l’a emmené du côté de Nîmes et Arles en 1974 en compagnie de jeunes toreros comme Nimeño , la chance aussi de faire son service militaire 1976 à Nîmes Courbessac ” Cela m’a aidé dans ma profession, j’ai commencé à beaucoup toréer car Simon Casas était mon imprésario, j’ai été matador de toros jusqu’en 2001 bien qu’en 2014 je suis revenu à Istres pour une corrida avec jB Jalabert…”

Alternative en 1979 à Palavas avec pour parrain “El Cordobes” , 30 ans de carrière dans toutes les grandes arènes de France, d’Espagne et d’Amérique du Sud où jouissant d’une certaine notoriété il passera 3 années au Vénézuela.

… A l’atelier d’artiste.

Torero, on l’est toute sa vie ” Quand on est matador on ne pense pas à la retraite on est à 1000 % avec le taureau quand j’ai arrêté j’ai continué à être proche des taureaux car je suis professeur au Centre de Tauromachie Français qui est à Garons et imprésario du novillero El Rafi…”

Son autre passion l’art plastique est lié à sa retraite, un carreton , chariot d’entraînement simulant un taureau s’est retrouvé sur la terrasse de son mas et l’idée lui est venue de décorer cette tête en résine avec des photos et des images.

“Mon père était ébéniste et il m’a passé ce don de savoir me servir de mes deux mains…”. Son âme d’artiste autodidacte a fait le reste,, ces encollages découpés dans de vieux “ruedos” racontent des histoires des anciens temps.

“Mon épouse a été ma première critique, et lors d’un repas avec des amis aficionados , j’ai présenté trois têtes et un des invités m’en a acheté une, c’est ainsi que tout a commencé…”.

Première exposition dans une brasserie de Paris d’une dizaine de têtes de taureaux, en trois heures tout était vendu. “C’est là que j’ai pris conscience que ce que je faisais plaisait et à l’heure actuelle j’en suis a la 101 eme oeuvre…”

Toutes ses pièces sont uniques et numérotées. Il crée des monteras encollées, sculptures de taureaux, de bustes et autres objets en résine et corne. Sa créativité n’a pas de limite.

Son inspiration Patrick l’a puisée dans l’exigence de son métier, travail, concentration, courage et élégance et c’est sa façon de faire passer une passion pas comme les autres et rendre hommage au taureau.