La manade Louis Courtin est une ancienne manade de Beauvoisin (Gard), fondée et dirigée par Louis Émile Courtin, figure importante de la bouvine locale au début du XXᵉ siècle. Il est aussi président du club taurin local et correspondant du marquis de Baroncelli, ce qui le place au cœur du milieu taurin camarguais de son époque.
Jacky Tourreau, passeur d’histoires
Difficile d’imaginer meilleur passeur d’histoire que Jacky Tourreau, enfant de Beauvoisin et fin connaisseur de la bouvine camarguaise, pour raconter la manade Courtin. Ses travaux font aujourd’hui quasiment référence dès qu’on touche aux manades d’antan.
« Louis Emile Courtin naît à Beauvoisin le 05 mars 1884. Il décèdera 84 ans plus tard toujours à Beauvoisin soit le 1er août 1969. Je le voyais paraître dans le village lorsqu’il faisait ses courses« .
Manade de la cour.
De famille d’agriculteurs, il devient manadier après la grande guerre de 14-18. Il demeure rue de la Graille à Beauvoisin. Mon grand-père Louis Tourreau et son petit-fils Jean Ricou lui donnaient parfois la main. Mes grands-parents habitaient en face, mais un peu plus haut (dans la cour de Roger Pascal, chez Villaret).
Il faut dire que bien que ses bêtes pâturent à Lavalette aux Saintes-Maries-de-la-Mer, il garde une partie de sa manade dans sa cour (y compris les chevaux).


Origine de la manade
Il acquiert des bêtes d’Ernest Pignan de Calvisson, d’origines Michel de la Palissade.
Il fait » courir » dans toutes les arènes de la région, aussi bien Nîmes, qu’Arles, Chateaurenard ou ailleurs…
Son frère Albert l’aide dans ses activités, d’où parfois la confusion : manade des frères Courtin de Beauvoisin.



Courses Libres
Il étrenne la 1ère Cocarde d’Or en Arles, avec ses 2 taureaux : Pouly III et Rempart.
C’est le razeteur Paul Bonnel » Granito « qui est le vainqueur côté tenues blanches


En 1907, ami de Baroncelli, il fait venir » Prouvenço » à l’occasion de la course en faveur des inondés, qui se déroule au bout de notre impasse (impasse du grand jardin) devenu propriété de Paul Roque.
Il était le correspondant du marquis de Baroncelli pour la partie Gard.
A la mort du » Prouvenço « , le marquis lui offre la tête de son taureau.


En 1927 il vend des bêtes à Laurent Mistral, le nouveau manadier d’Eyragues.
Lorsque Barthélémy Jean Thibaud a renforcé sa manade, il a acquis 27 bêtes à Saurel, toutes d’origines Courtin, et ceci, à la fin de l’année 1937.





