Le 29 novembre à eu lieu au Centre du Scamandre une réunion d’information sur le SAGE Camargue Gardoise. En ouverture la projection du film « La gestion de l’eau en Camargue gardoise » était une bonne entrée en matière pour découvrir le contenu du schéma. Par la suite Madame Barrera de l’Agence de l’eau RMC et Anne-Lise Bertot du SMCG ont fait la présentation détaillée de la démarche SAGE et des enjeux du territoire.

Depuis 1995, le Syndicat Mixte pour la protection et la gestion de la Camargue Gardoise est porteur du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Camargue gardoise. L’objectif de cette démarche est la gestion concertée et durable de l’ensemble du système hydraulique de la Camargue Gardoise et des milieux qui lui sont associés.
Le périmètre du SAGE s’étend sur 11 communes : Le Grau-du-Roi, Aigues-Mortes, Saint-Laurent d’Aigouze, Aimargues, Le Cailar, Beauvoicin, Vauvert, Saint-Gilles, Bellegarde, Fourques et Beaucaire.

Elle s’articule ainsi autour de quatre enjeux phares :

  • Préserver, restaurer et gérer durablement les zones humides du territoire et les activités socio-économiques qui leur sont liées
  • Suivre et reconquérir la qualité des eaux et des milieux aquatiques
  • Gérer le risque sur un territoire inondable en continuité hydraulique avec d’autres territoires voisins
  • Assurer une gouvernance locale de l’eau en tenant compte des interactions hydrauliques avec les territoires voisins.

Suite à la présentation du SAGE les participants ont pu échanger et apporter des visions ou des éléments susceptibles d’améliorer ce schéma. Le constat sur la dégradation des zones humides est unanimement partagé. Les problèmes de la pollution et de la réduction du débit du Rhône ont été évoqués par rapport aux impacts qu’ils ont et qu’ils vont avoir sur les milieux humides de la Camargue gardoise. Est pointé également la non figuration dans le document du SAGE d’un  dépôt d’hydrocarbures classé Seveso seuil haut, datant de la Guerre froide, dans le secteur de l’Espiguette. Beaucoup regrettent que malgré les constats alarmants, les réponses concrètes tardent à venir.