Lundi 2 décembre, la commune de Vauvert a testé le Plan Communal de Sauvegarde Inondation (PCSI) lors d’un exercice de sécurité civile grandeur nature avec le concours de l’IRMA de Grenoble (institut des risques majeurs) soutenu par l’EPTB du Vistre (établissement public territorial de bassin). Seuls le maire et une infime partie des équipes étaient dans la confidence afin de se mettre en réelle situation d’exercice pratique.

L’exercice consistait en une simulation en temps réel de la crue du Valat de la Reyne, ainsi que d’une montée des eaux du Vistre.

Dès 8 heures, le maire a déclenché le Plan Communal de Sauvegarde et mobilisé élus et responsables des services municipaux qui ont réquisitionné des personnels des services techniques, logistiques, du CCAS, de la police municipale, des administratifs, comme cela se fait en situation réelle avec une mission précise allouée à chacun ; ainsi que deux responsables de la gendarmerie dont le lieutenant-colonel Laurent Rougès, un représentant des sapeurs-pompiers,  sous l’œil attentif de Christophe Perrin, responsable du service de défense et de protection civile à la Préfecture du Gard accompagné de membres de son équipe.

L’exercice s’est déroulé en deux temps avec tout d’abord une alerte donnée sur la probabilité d’une montée des eaux et la mobilisation des équipes sur le terrain ainsi que de ceux chargés d’informer théoriquement les riverains, puis dans un second temps d’une évacuation des enfants de l’école Abauzit et de tous ceux qui auraient pu être en danger devant la montée des eaux, comme les passagers d’un train pris au piège aux abords de Vauvert.

Toutes les personnes ont pu, fictivement, être mises ainsi en sécurité au centre Robert Gourdon. Mais l’exercice ne s’arrêtait pas là puisqu’il a fallu penser à l’après inondation, en prévoyant l’enlèvement des barrières d’interdiction mises en place pour l’exercice une fois les routes sécurisées et le nettoiement des maisons ayant subi un dommage, sans oublier la mise en place d’une cellule psychologique pour ceux qui auraient été impactés par cette inondation.

À la suite de l’exercice, un débriefing à chaud a été organisé par l’IRMA. Moment convivial d’échanges d’où il ressort que pour bien gérer la crise, il faut y travailler en dehors des périodes de crises !