Il a créé le CNIMA (Centre National et International de Musique et d’Accordéon) avec son ancienne élève, Nathalie Boucheix, qui en assure aujourd’hui la direction. École pilote unique au monde, spécialisée dans l’enseignement de l’accordéon, le CNIMA a formé de nombreux musiciens dont plusieurs se sont illustrés dans les concours internationaux d’accordéon.

Né en Avignon, Jacques Mornet devient instituteur dans le village du Thor (Vaucluse). Passionné de musique, il transforme très vite, les jeudis, son école primaire en école de musique laquelle compte bientôt plus de jeunes musiciens que d’élèves. Il obtient alors des élus locaux la construction d’une vaste école de musique départementale. Encouragé par les déjà nombreux succès de ses élèves dans les concours nationaux et internationaux, il abandonne sa carrière d’instituteur pour diriger cette école durant quelques années. Il co-fondera ensuite en Auvergne le CNIMA avec Nathalie Boucheix, originaire de cette région.

À l’invitation de l’Ecole de musique de Petite Camargue et de son association des usagers, Jacques Mornet, qui a des attaches personnelles et familiales au sein de l’école – il est le père de Mylène Mornet, professeur de chant – a présenté des jeunes et talentueux musiciens du CNIMA et parlé avec passion de cet instrument populaire.

« L’accordéon, c’est un instrument merveilleux à partir du moment où on l’étudie sérieusement comme n’importe quel autre instrument. Il a son mot à dire dans le monde musical. C’est un instrument qui a toujours été considéré – dans le temps, à mon époque – comme un instrument de seconde zone, un instrument mineur. Rapidement, j’ai pris fait et cause pour l’accordéon et je me suis aperçu qu’il lui manquait une pédagogie de base solide, sérieuse, efficace, pour enfin lui donner un mouvement et une authenticité véritable.
J’ai commencé un travail de fond sur un plan pédagogique, commencé à le faire connaître, et puis, j’ai eu une chance infinie, j’ai eu la chance de faire travailler à l’époque un élève qui savait tout, on avait pas besoin de lui apprendre, c’est lui qui ma tout appris, il s’agit d’Alain Musichini ».

De la valse musette aux pièces de caractère «jazzy» ou mélodique, les jeunes et brillants interprètes de cette « Matinée musicale » ont proposé un panorama de tous les styles que permet d’aborder cet instrument «magique» mais trop méconnu.