Le Prix de la Nouvelle Érotique est un concours littéraire deux fois pas comme les autres, puisqu’il entend mettre cette littérature trop marginale sur le devant de la scène, en révéler toutes les saveurs des plus suaves aux plus piquantes, et que d’autre part il se déroule en temps réel au cours d’une nuit blanche d’écriture. L’absence de « triche » (on les connaît, ces petits filous) est garantie par la révélation, au dernier moment, d’un thème et d’un mot final. Cette année : « Soigner le mal par le mâle » et « enfer ».

Quelques chiffres, d’abord – pour faire comme dans Astérix et Cléopâtre et parce que c’est impressionnant, les chiffres.

8 heures d’écriture non-stop

8 heures d’écriture non-stop, de minuit à 8 heures du matin, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre. 218 participants et participantes

163 textes reçus, écrits par 80 auteurs et 83 autrices – le PNE, en matière de parité, enfonce la totalité de l’édition française des origines à nos jours !

Un total de 351 388 mots ! (Et vous devez vous demander si nous ne serions pas un peu dingues d’avoir compté ça, mais face à des gens qui ont passé une nuit blanche à écrire, on peut bien gaspiller une heure à cette tâche, non ?)

Parmi les candidats de cette année, beaucoup de noms que reconnaîtraient les lecteurs de romans érotiques, mais aussi des auteurs de littérature générale. Et surtout de nombreux écrivains moins connus, autant de fidèles que de nouveaux venus qui, nous l’espérons, se réinscriront l’an prochain. Bref, une orgie de talents provenant des horizons les plus multiples !

Jusqu’à présent le PNE, dont c’est la sixième édition, se déroulait dans la nuit du passage à l’heure d’hiver. La proclamation du grand gagnant ou de la grande gagnante avait lieu six mois plus tard, lors de la nuit du passage à l’heure d’été. Cette année, entre le Covid et quelques changements d’organisation, nous ne sommes pas encore en mesure de fixer une date pour la remise du prix, doté de 3 000 €, d’une résidence d’écriture de trois semaines chez Les Avocats du Diable en Camargue et d’un séjour dans la suite « Kâma » du gîte Les Résidence des Indes à La Rochelle), mais la communiquerons en amont.

Nous pouvons en revanche déjà révéler quelque chose : la virtualité de ce concours (chacun chez soi, face à son ordinateur – encore que cette année, quelques couples ont participé) n’entame en rien sa convivialité. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire, sur la page Facebook du PNE

https://www.facebook.com/prixnouvelleeros les messages échangés entre les participants et l’organisation, ou entre les participants eux-mêmes, au cours de cette nuit fatidique. Il y règne un enthousiasme et une bonne humeur que beaucoup de pinces-fesses littéraires pourraient nous envier !

Le jury 2021

Le travail commence pour les jurés. Coprésidé par Françoise Rey, écrivain érotique/iconique et Jean-Pierre Chambon, psychanalyste dandy, le jury se compose en 2021 de Pierre Jaccaud (metteur en scène, directeur artistique), Julia Palombe (auteure, chanteuse), Nicolas Rey (écrivain), Marion Mazauric (directrice des éditions Au diable vauvert), Jacques-Olivier Liby (fondateur du prix), Christophe Siébert (écrivain) et Daredjane (lauréate du PNE 2020), – qui vont devoir lire ces 163 textes (tous rendus anonymes, bien sûr) et affûter leurs fouets, martinets et autres chats à neuf queues pour défendre leurs favoris lors des futures réunions !

Pour télécharger et lire gratuitement le recueil de l’an dernier, qui présente le texte de Daredjane, lauréate, et une sélection des nouvelles qui ont le plus tapé dans l’œil du jury

La Veuve noire