You are currently viewing Un végan, un amateur de corrida… et un gigot qui parle ! Bienvenue dans « Hyperdéconnectés »

Quand la littérature naît entre deux rayons

Deux collègues de l’Intermarché de Manduel, que tout oppose — un guitariste animaliste vivant seul, en retrait du monde et un père de famille pro-corrida installé à Beauvoisin — signent ensemble Hyperdéconnectés, un recueil de nouvelles aussi drôle que féroce. Entre satire sociale, humour absurde et étonnantes intuitions “prophétiques”, leur duo improbable raconte bien plus que leur rencontre.

On ne s’attend pas à croiser un tandem littéraire derrière la machine à café d’un supermarché. Et pourtant, c’est bien à l’Intermarché de Manduel qu’est né Hyperdéconnectés, fruit d’une collaboration inattendue entre deux collègues que tout semblait opposer.

D’un côté, Guillaume, guitariste végan vivant dans une cabane en forêt, pudique au point de brûler ses propres écrits. De l’autre, Yann, père de trois enfants, épicurien, installé à Beauvoisin depuis douze ans et plume satirique assumée.

Leur collaboration commence presque par accident. Un jour, Yann évoque sa participation à un concours de nouvelles. Guillaume tend l’oreille, hésite, puis lâche timidement :

« Ça te dérange si je participe aussi ? »

Quelques échanges de textes et quelques concours plus tard, l’admiration mutuelle fait le reste. Guillaume propose un livre : dix nouvelles, cinq chacun. L’idée paraît folle. Elle devient projet, puis recueil.


Deux plumes, deux mondes

Le contraste entre leurs univers nourrit le livre.

Guillaume écrit comme il vit : en retrait, en observation, avec une poésie discrète et boulimique et un humour presque involontaire.

Yann, lui, part du quotidien le plus banal — un repas de famille, un commentaire Facebook, une scène de rue, une actualité — et pousse tout cela jusqu’à l’absurde. Son humour est corrosif, jubilatoire, parfois grinçant, résolument satirique.

Derrière les situations loufoques, Hyperdéconnectés dresse un portrait acide de notre société : hyperconnexion qui isole, débats absurdes, réseaux sociaux érigés en détenteurs de la vérité absolue.

Le rire devient un outil de réflexion, un miroir déformant mais révélateur.


Quand la fiction devance le réel

Certaines nouvelles prennent aujourd’hui une résonance troublante.

Yann le reconnaît : « Oui, l’une de mes nouvelles est presque prophétique. Dans Homen, je parle du masculinisme bien avant que ce mouvement ne devienne aussi visible, notamment sur TikTok. »

Dans une autre nouvelle, il imagine Donald Trump recevant le prix Nobel de la Paix… avant de l’offrir à Vladimir Poutine. Une exagération volontaire, presque burlesque, qui fait aujourd’hui écho à l’actualité internationale entre États-Unis et Venezuela.

L’absurde, chez eux, touche parfois juste.

Le gigot qui parle : symbole parfait de l’hyperconnexion

À la question « Quelle nouvelle vous ressemble le plus ? », Yann répond sans hésiter : « Le gigot de la discorde. »

Et sa métaphore préférée pour décrire un hyperconnecté est à son image : « C’est un gigot qui parle !! »

Un morceau de viande qui s’indigne, commente, s’exprime…

C’est grotesque, mais terriblement contemporain.

Une aventure née d’ici

Que cette histoire prenne racine à Manduel et Beauvoisin n’est pas anodin.

Elle rappelle que la création peut surgir partout : dans un village, dans un supermarché, dans une conversation banale autour d’un café.

Elle dit aussi que la littérature n’est pas réservée aux cercles initiés : elle peut naître entre deux collègues que tout oppose, pour peu qu’ils osent partager leurs mots.

Ce recueil jubilatoire, édité chez « Nombre7 Editions » et très bien écrit par Yann Daymond et Guillaume Chantereaux se trouve en vente…. à l’Intermarché de Manduel (eh oui!) mais aussi, au Tabac Presse de Beauvoisin à la FNAC, CULTURA ou sur le site de la Librairie NOMBRE 7.

Bref, aucune excuse valable pour ne pas le dévorer, tout bon gigot qu’il est !

Imaginez un monde où l’écologie devient une religion fanatique,

Écoutez Mamie vous raconter les sociétés matriarcales,

Vivez un repas familial qui se transforme en champ de bataille,

Acceptez qu’un événement préhistorique ait changé l’humanité,

Suivez un activiste masculiniste en croisade, 

Vibrez avec les secrets d’une chasse au trésor sauce moderne,

Hallucinez avec un gigot qui parle, un mystérieux instituteur, des personnages à l’ego surdimensionnés, une passiflore déroutante…

Imaginez un livre où l’absurde côtoie le profond,

où l’humour noir danse avec la poésie,

et où chaque narration est une porte ouverte sur une réalité alternative.

Bienvenue dans HyperDéconnectés, un recueil de nouvelles où les frontières s’effacent, où les histoires s’entrelacent, et où le lecteur est invité à se perdre dans un univers à la fois drôle, dérangeant et profondément humain.

Alors, prêt à vous déconnecter pour vous reconnecter à l’inattendu ?

crédit photos Nombre 7

Editions Nombre 7 LIEN

Elisabeth Roux

Originaire de Beauvoisin, passionnée de musique, d’écriture, de lecture et de culture, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai rejoint l’aventure collective de Voir Plus pour amener ma pierre à l’édifice et soutenir la culture de mon village et de cette Petite Camargue que j’aime tant, dans toute sa diversité et sa richesse.
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