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Vendredi 26 janvier 2026, lancement national de la Journée mondiale des zones humides

Une journée est placée sous le thème « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel ». Un thème adopté à l’échelle mondiale, qui met en lumière le patrimoine exceptionnel – naturel, culturel, architectural, économique – des zones humides, forgé par les usages ancestraux et les savoirs des populations qui les habitent de génération en génération.

Adoptée le 2 février 1971 à Ramsar (Iran), la Convention sur les zones humides est le seul traité international dédié à un type d’écosystème spécifique. Ratifiée par la France en 1986 avec la désignation de son premier site – la Camargue –, elle engage le pays à préserver ces milieux et à en assurer une utilisation durable.

Le site Ramsar « Petite Camargue » fête ses 30 ans !

Cette vaste zone humide de 42 000 hectares a été inscrite sur la liste de la Convention de Ramsar en 1996. S’étendant du bord du Petit-Rhône jusqu’à l’Étang de l’Or, ce secteur doit sa mosaïque de milieux humides à l’action conjointe des divagations du fleuve et de la mer, où faune, flore et activités humaines cohabitent en harmonie.

Ces zones humides offrent divers services écosystémiques : pêche, récolte de roseaux (sagne), élevage extensif de taureaux (manades) et chasse au gibier d’eau. Le tourisme y prospère également, entre activités balnéaires et animations naturalistes ou patrimoniales de plus en plus prisées. Elles jouent par ailleurs un rôle clé dans la régulation des crues et la gestion des intrusions marines.

Deux gestionnaires veillent à leur protection et à leur développement harmonieux : le Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise (SMCG) et le Syndicat mixte du bassin de l’Or (SYMBO), soucieux de préserver ces milieux d’une richesse et d’une fragilité extrêmes.

De nombreux acteurs se sont réunis, pour rappeler combien l’eau et les zones humides structurent la vie en Petite Camargue, entre paysages, biodiversité, activités humaines et culturelles. Les intervenants ont souligné à la fois le rôle vital de l’eau pour l’alimentation en eau potable, l’assainissement et la qualité de vie, et les menaces croissantes liées aux inondations, à la submersion marine, au réchauffement climatique et à la salinisation des sols. Face à ces enjeux, élus, syndicats mixtes et établissements de bassin mettent en place plans d’action et investissements importants pour protéger les milieux, restaurer des zones naturelles, adapter le territoire aux risques et porter un message de solidarité nationale autour de la préservation des zones humides

Marais de Petite Camargue photo Centre du Scamandre

Parmi les actions phares de la Communauté de Communes de Petite Camargue, les travaux de restauration du complexe des marais du Scamandre, du Crey et du Charnier incarnent pleinement cette ambition. Au cœur de la Petite Camargue, ce site naturel exceptionnel bénéficie d’un chantier d’ampleur pour revitaliser les marais et roselières, en rétablissant la circulation naturelle de l’eau.

Un engagement pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise

Robert Crauste a ouvert le lancement national de la Journée mondiale des zones humides 2026 à la réserve du Scamandre, Maire du Grau du Roi,  conseiller départemental du Gard il est aussi  le président du Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise (SMCG). Figure engagée dans la défense des zones humides, des traditions camarguaises (courses taurines, manades) et des enjeux environnementaux .

Robert Crauste a dit être « fier d’accueillir au Scamandre le lancement national de la Journée mondiale des zones humides, en collaboration étroite avec les territoires voisins. Il a souligné combien l’eau est au cœur de la Camargue – fleuves, lagunes, étangs et mer façonnent les paysages, rythment la vie quotidienne, soutiennent les activités économiques et culturelles, et portent une biodiversité exceptionnelle qu’il faut absolument préserver.

L’eau demeure un bien vital pour l’alimentation en eau potable et l’hydratation des populations. Mais ce territoire est confronté à des risques constants : inondations, submersion marine et un delta changeant, profondément modifié par les aménagements humains. Le changement climatique et la gestion de l’eau menacent l’équilibre entre eaux salée, saumâtre et douce, entraînant une salinisation croissante dont les effets sont déjà visibles – dégradation des paysages, pression sur les milieux naturels et habitats, et mortalité massive de vignes, avec 300 à 400 hectares perdus en 2021« .

Pour répondre à cette situation, un plan collectif de lutte contre la salinisation a été mis en place, comprenant des actions immédiates, à moyen et long terme. Ce plan rappelle aussi le rôle majeur des zones humides, notamment leur capacité à absorber le CO₂.

La loi Littoral, bien qu’essentielle pour limiter l’urbanisation et protéger les espaces remarquables comme les zones humides en bord de mer, présente des limites dans son application face aux pressions économiques et aux évolutions climatiques actuelles. Une adaptation s’impose pour renforcer sa portée, notamment en affinant la définition des espaces protégés et en intégrant mieux les enjeux de salinisation ou de submersion marine, afin de préserver plus efficacement ces milieux fragiles.

En célébrant le patrimoine culturel des zones humides et les 30 ans du site Ramsar Petite Camargue, cet événement a mis en lumière leur rôle irremplaçable .

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