S’il en était besoin, l’idée de la Société d’histoire d’organiser, au cœur de l’hiver, un évènement auquel il a été convenu de donner le nom de veillée, a une nouvelle fois trouvé sa justification. Près de 60 personnes venues voir deux audio-visuels (d’Éric Michel et de Yann Vanderlinde) et des diapos d’Alain Bronnert consacrées à la Tour de l’Horloge, ont montré qu’en effet, le terme de « veillée », qui pourrait paraître désuet n’a rien perdu de son actualité. Et qui dit veillée dit histoires, anecdotes, souvenirs, informations diverses qui demandent toujours à être complétées, et surtout convivialité, rencontre, échanges.
Le grand projet de rénovation du cœur de ville, désormais bien engagé, poursuit son cours ; des recherches plus scientifiques sont prévues. Des spécialistes poursuivront leurs investigations sur certains des énigmatiques graffitis gravés sur les murs à l’époque où le bâtiment servait de prison. Mais on ne négligera pas non plus les inscriptions, plus récentes, laissées par les conscrits et autres joyeux représentants de la jeunesse de Vauvert et d’ailleurs, qui se faufilaient jusqu’à une date récente à l’intérieur de la vénérable construction ; elle était, il est vrai, plus négligée qu’elle ne l’est aujourd’hui.



Cette période est en effet révolue, et la Tour de l’Horloge fait au contraire l’objet de tous les soins et de toutes les attentions. Des visites régulières sont organisées par l’Office de Tourisme, et la Société d’histoire elle-même est autorisée par la Mairie, par convention, à conduire le premier vendredi de chaque mois une visite par groupes de 9 personnes. Certes ces visites sont réservées aux seuls adhérents, mais il tout un chacun peut adhérer pour la modique somme de 10 euros. Rendez-vous est donc pris d’ores et déjà pour le vendredi 6 mars.
Jean-Luc Bernet

