Arles – Feria du Riz : Concours de manades niveau As
Une après-midi sous un beau ciel bleu pour le début de la Feria du Riz. Un tout pour une belle réussite !
Une course attendue à l’annonce du retour de Joachim Cadenas en piste,
Une capelado avec la Reine d’Arles et ses demoiselles d’honneur,
Une ovation du public à l’entrée en piste de Joachim Cadenas à l’annonce de son nom, en signe de bienvenue.
Cadenas et Amiral de la Manade Chauvet pour le Trophée d’Arles



Retour réussi pour Cadenas
Il signe avec élégance son retour en piste.
Joachim Cadenas remet les pendules à l’Heure et s’octroie le Prix du Meilleur Animateur.
28 points à son actif, mais coefficient 0.5 donc 14 points et 5 ficelles dont une magnifiquement acquise qui s’envole entière dans son crochet.
Une course où il démontre son savoir, sa connaissance, son envie et sa pertinence dans le raset. Il revient plus combatif que jamais sachant mesurer sa course. Il reprend ses marques, et se délecte dans ses rasets. Le plaisir est là, le public le ressent et adhère. Il avait manqué à la course ! Il vit taureau, il vit course et transmet au public toute la beauté d’un raset.
Lucas Lopez, entrant se bat honnêtement et fait 13 points mais en coefficient 0.5, cela ne fait que 6.5 points. Joachim Cadenas le devance donc de 12.5 points pour le trophée des As.
Léandro Léal (4 points) assure avec justesse ses rasets à gauche en dextérité, droiture et fluidité.
François Martin (3.5 points), Vincent Marignan (2 points), Antony Ayme et Youssef El Mahboub donnent un ensemble homogène à la course.
Côté Taureaux,
Amiral de Chauvet remporte le prix, mais Amiral de Lautier ne démérite pas.
Tous deux ont combattu avec fougue, détermination et courage.
Bajan de Laurent sous la direction de Joachim Cadenas démontre une rudesse dans ses approches.
Constantin de Cuillé frères se montre généreux.
Poker de Fabre Maillan aguerri, joue le tacticien.
Baron de Fournier et Fils surprend par sa maturité pour son jeune âge et démontre un beau potentiel à venir.
Docker de Méjanes plus instable, sort sur blessure.
Un Président de course, Thierry Tosas, mène la course avec droiture, calme et fermeté.
Un coup de cœur remis à Youssef Zekraoui ainsi que celui pour la Manade Fournier et Fils qui fêtent leurs 25 ans de Manade.
Un Hommage à Madame Jeanine Lautier.

1 – CONSTANTIN (436) de la manade Cuillé – 12 ans
Placide, il entre et se met en mouvement face aux raseteurs avec générosité. Cadenas va au-devant et fait la coupe. La cocarde pour Martin et les glands pour Lopez et Cadenas. Aux ficelles, Constantin se livre et Cadenas l’entraine avec lui sur l’air de Carmen. Constantin répond avec justesse. Léal se fait serrer. Cadenas repart à la charge, pas pour de la figuration mais bien pour le démarmaillage, le vrai, le beau, celui qui se regarde, celui qui se vit. Il part à l’assaut, main sur la corne et gratte, gratte, une fois, deux fois, trois fois, Ah, ce brin ! Il va le chercher puisque c’est lui qui officie et c’est sous les applaudissements du public qu’il le ramasse.
À la deuxième, rebelote, il repart en conquérant et même si Lopez y va, c’est Cadenas qui une nouvelle fois se l’octroie avec force et détermination, il ne place pas sa main pour caresser mais pour empoigner. Retour en musique de Constantin au toril et 3 Carmen en piste.
2 – POKER (402) de la manade Fabre Mailhan – 12 ans
Vite pris les premiers attributs par Cadenas pour la coupe, Lopez, la cocarde et Léal et Lopez pour les glands. Aux ficelles, Poker attend celui qui va jeter la mise, alors Cadenas s’élance faute de mieux, il va au travail ! Et c’est dans l’art du Raset qu’il l’engage sur l’air de Carmen. Les ficelles sont solidement arrimées et faute de déficeleurs elles resteront sur les cornes. Cadenas, s’engage, les autres moins, seuls Ayme et Léal s’investissent mais manquent de poigne et malgré les 700 € annoncés de primes, les ficelles resteront rivées aux cornes. Retour en musique et 4 Carmen en piste.
3 – BARON (823) de la manade Fournier et Fils – 8 ans
S’approprie la piste et se lance dans le défi mais Cadenas le stoppe pour cueillir la cocarde, Martin et Léal lui ramassent les glands. Aux ficelles, il se place, Lopez l’invite, il le suit jusqu’à la planche sur l’air de Carmen. Beau raset où Baron se porte face à l’adversaire. Coup de sang ou de tête, raccompagne Cadenas. Lopez se reporte vers lui une seconde fois et réponse tout aussi assurée. Maintenant, c’est au tour de Cadenas de se mettre en jeu, et quel jeu. Il se porte à lui, une fois, craquelle la ficelle et dans un magnifique raset, sous la pression de sa main et de son crochet, dans un raset qui l’emporte au-delà des planches, Cadenas dans ce geste magistral, fait s’envoler la ficelle toute entière dans son crochet, à couper le souffle d’étonnement, sous les applaudissements du public qui jouit de ce moment fort en puissance.
À la deuxième, Cadenas à nouveau dans la demande, Baron dans la réponse et c’est à travers des rasets d’envergure, de puissance que Baron se fait dépouiller de la seconde ficelle. Une belle maturité de Baron encore jeune, et une intelligence qui laisse présager un bel avenir. Retour avec les honneurs de Bizet et 5 Carmen en piste.

4 – AMIRAL (659) de la manade Lautier – 10 ans
Vite ramassés les premiers attributs par Lopez pour la coupe, Martin, la cocarde et le premier gland et Marignan qui entre enfin en jeu pour le deuxième gland. À la ficelle, Ayme l’engage, le tire en puissance à la barrière qui fait résonner Carmen. Amiral est un chef et ne supporte pas que l’on vienne le contrer. Renvoie ainsi Ayme qui passe la mesure de la bienséance. Marignan dans un raset démontre la qualité qu’il peut porter et l’entraine avec lui dans la longueur, Carmen en résonnance. C’est à Ayme et Marignan de faire, du moins d’essayer de fissurer la ficelle, qui passe à 800 €. Malgré la prime qui monte, Marignan qui passe, la ficelle reste bien enroulée sur la corne. Ah oui, Amiral reprend son rôle de chef. Cadenas va porter son aide, et se charge de la fissurer cette sacrée ficelle, la prime monte à 1 000 € ! Mais que nenni, ni pour Ayme, ni pour Marignan, ni pour Cadenas, ni pour Léal et El Mahboub. Elle rentre ! Amiral en chef aura su combattre avec pugnacité, droiture et détermination pour garder son précieux trésor ! Retour au toril en musique et 10 Carmen en piste.
5 – DOCKER (861) de la manade de Méjannes – 8 ans
Du mouvement, encore du mouvement, toujours du mouvement… des temps en contre-piste, mais Marignan lui fait la coupe, Lopez, la cocarde et Cadenas et Léal lèvent les glands. À la première ficelle, Docker joue les grosses pattes, mais Cadenas s’en va le solliciter pour manière le maintenir et en profiter pour gratouiller la ficelle. Puis c’est le temps de la rage, du ras le bol à voir des hommes en piste, alors, il vaut mieux les évincer, avec rage comme derrière Marignan, après Cadenas, jusqu’à le suivre en contre-piste, et c’est dans ce saut hors-normes, tout en fracas, que Cadenas lui chipe la ficelle, mais avant sa rentrée en piste, Docker dans sa rage, se coince la patte entre les planches et doit rentrer sur blessure. 2 Carmen en piste.
6 – AMIRAL (732) de la manade Chauvet – 9 ans
Il est tout en puissance et vivacité face à l’adversaire. Lopez lui glane le premier gland, Marignan fait la coupe. La musique résonne, la réponse d’Amiral est à son apogée. El Mahboub, Cadenas, Martin, Léal dans l’invite après eux, dans l’invite d’une réponse toujours déterminée et puissante, Lopez et Léal se chargent des glands. Le disque aura joué 6 fois pour la prise des premiers attributs tant les actions ont été prenantes, Amiral laissant parler sa générosité, son courage et sa détermination. Aux ficelles, énorme en générosité, Amiral donne tout, prend tout et se défend avec courage, brettant par ci par là après, El Mahboub, Lopez, Cadenas. Un moment où Carmen se joue, s’entend derrière des actions plus complètes, plus vives les unes que les autres. Amiral, en Bayard, Chevalier sans peur et sans reproche. Retour au toril avec les honneurs et 12 Carmen en piste mais dans la longueur au rythme des actions. Cadenas l’aide à rentrer au toril, il l’honore, il s’honore.
7 – BAJAN (708) de la manade Laurent – 9 ans
Vous voulez une démonstration de ce qu’est un raset, alors il faut voir Cadenas et Bajan. À eux deux pour le spectacle, à eux deux pour le moment de grâce, de vision de la réception qui se fait en force, puissance, détermination et en trois temps. Un tempo bien défini, confrontation, approche, finition ; de ces finitions qui claquent, qui se murent face à la planche, qui font ressortir la puissance, la force, la hargne à combattre l’autre, Un Cadenas qui fait briller, qui brille, se donne, donne au public une leçon de ce qu’est un raset, juste pour le plaisir, pour eux, pour lui, pour le public. Très beaux moments, dans cette force brute, où les adversaires se cherchent et se trouvent, où la peur s’oublie face à l’action, où le saut devient salvateur pour l’un comme pour l’autre.
El Mahboub pour la coupe, Marignan pour la cocarde, et Léal et Cadenas pour les glands.
Retour au toril en musique avec ses ficelles et 5 Carmen en piste.
Arles
Lundi 11 septembre 2026
Photos © Marie-France







