28ème Festival du Film Taurin et Camarguais de Saint-Geniès-de-Malgoirès
Passion, réflexion, sont les maitres mots de ce festival. Un succès qui va crescendo au fil des années malgré le peu d’intérêt des représentants de la FFCC, ce qui est dommage car lors de ce festival chaque film, chaque rencontre, met les gens de la bouvine en avant.
Une vingtaine de films sur trois jours, une salle comble, c’est dire l’engouement de ce festival.
Autour d’une équipe de bénévoles, il acte aussi des moments de convivialité par des temps d’apéro, de divertissement, de repas. Une grosse charge pour tous ces bénévoles qui font partie de l’Union taurine Lou Gandar.
Divertissement avec
Hugo Garcia, il brise tous les tabous avec sa chanson « il est dur de s’aimer ». Enfant de St-Geniès, il s’accroche à vivre sa vie malgré tous les aléas de sa vie, il l’aborde avec justesse et courage.
Jess et Roland pour le chant qui inaugure le festival « On danse avec les taureaux et les chevaux »
Sophie Delgrosso à la batterie pour le film des frères Siméon
Gaëtan, jeune laureat de The Voice
Antony Joubert, humoriste
Ricoune, artiste qui anime les moments de l’apéro avec brio.
Sans oublier les abrivado des Manades Lou Simbeu, Du Gardon-Leron, et Aubanel ainsi que des courses de vaches des manades Aubanel et l’Argentière et une roussataïo de la Manade Doux Pantai.
3 jours de pleine festivité !
et sans oublier le petit déjeuner offert sur le site par l’Union taurine Lou Gandar.
3 jours de festivités gratuites !
Sponsorisées par la Région Occitanie, la municipalité de Saint-Geniès de Malgoirès, le Conseil Départemental du Gard, Midi Libre, Les Mousquetaires, ICI, le média de la vie locale.

François De Luca depuis 28 ans s’efforce d’être la mémoire de notre territoire à travers ses films ; le passé se rencontre avec le présent ; chacun apportant sa pierre à l’édifice. Il est important de conserver, de visualiser, d’entendre tout ce qui touche de près ou de loin à la tauromachie. Cette mémoire doit encore et pour toujours continuer à perdurer à travers les ans. Et pourquoi ne pas inscrire dans les rubriques municipales comme à Aubais, ce patrimoine que sont la fête votive et les courses camarguaises pour rendre visible ces moments de patrimoine immatériel.
François De Luca recherche un mode de garde de ses films, des livres, et des mensuels pour que le passé de notre région soit préservé. Il emmagasine nombre de films, de livres que les personnes lui confient pour qu’ils ne tombent pas dans l’oubli. Les anciens se tournent vers lui et lui confient leur « trésor, leur mémoire ».
Ces films doivent pouvoir faire partie du patrimoine ; alors qui veut bien se charger de conserver cette mémoire ; des vidéothèques, des musées, des archives ? Plus tard, ces films seront une pépite pour toutes les recherches concernant nos régions.
La région, le département, trouveront-t-ils la solution pour que rien ne tombe dans l’oubli ?
Monsieur le Maire de Saint-Geniès, Jean-François Durand-Coutelle, Madame la conseillère départementale, le Sénateur, Monsieur Burgoa et Bérenger Aubanel s’accordent à dire que les traditions doivent continuer à vivre et pour cela faire en sorte de responsabiliser chacun.
Monsieur Aubanel souhaiterait revenir à l’abrivado à l’ancienne, sans barrières et taureau cornes nus ; il y avait bien moins d’accident autrefois.
Monsieur Jean-Pierre Durieu, une mémoire sans faille fait revivre des moments forts autour de sa passion. Il regrette que la course camarguaise prenne une autre direction, que les raseteurs aient de nouveaux objectifs et abandonnent parfois le respect du taureau au détriment des primes.
Le taureau, une fois dans l’arène n’appartient plus au manadier, il appartient aux raseteurs, au président de course, à l’organisateur, et il est parfois difficile de voir des manadiers en contre-piste guider la course. Comment harmoniser le tout pour que le public sorte satisfait ?
PASSION : un mot de grande qualité qui s’ouvre parfois dans le bonheur ou la douleur.

Quatre films se sont distingués et ont reçu l’ovation tant la force qu’ils dégagent crève l’écran. Ces films rentrent dans l’histoire de la tauromachie par la grande porte ; ils sont l’âme de ce que peut être une passion.
« Le cri du Cœur » film de Florian De Luca
Très beau et bon film sur la manade « La Vidourlenque » avec sa jeune manadière Isabé Teyssier. Elle nous fait partager ses joies, ses peines, ses difficultés et ses bonheurs que de faire vivre cette manade tout en espérant un jour mettre en avant ses taureaux. Elle se désole que deux de ses taureaux qu’elle juge apte à affronter la piste ne puisse concourir. Comme elle le dit, une petite manade se doit d’être en excellence. Elle se confie devant ses difficultés d’agricultrice comme elle se plait à le dire et devant les incertitudes que le monde agricole traverse actuellement.
Il se dégage d’elle une force vive dans un corps fragile, une vraie battante, tout en respect et détermination.
« Une Fratrie au cœur de l’arène » : Les Frères Siméon
6 frères ont eu le virus de la course camarguaise. Ils se sont investis selon leur capacité à la faire vivre. Ils offrent de la noblesse à la course camarguaise et un nouvel état d’esprit ; faire plaisir au public avant de se faire plaisir. Pour eux, le taureau, le raseteur et le public ne doivent faire qu’un.
Jean-Pierre fut le premier à entrer dans l’arène et à mobiliser ses deux frères Raymond et Jacky à sa suite. Il est celui qui a mis la première pierre à l’édifice et a engendré la passion à venir.
Raymond a eu de grand succès mais ses blessures ont freiné sa carrière, heureusement une autre passion le guide, celle du cheval qui comble ses manquements à la course et comme il le dit, il s’est toujours plus senti cavalier que raseteur.
Jacky, quant à lui, a eu le don de la course, son investissement, sa brillance résonne encore de nos jours. Il aimait briller pour son public, lui donner cette brillance et attendait de son public une reconnaissance pour le travail qu’il donnait en piste. Des rasets tout en élégance et en régularité. Il relève la course Camarguaise. La Palme d’Or devient une course majeure à l’instar de la cocarde d’Or et du Trophée des As. La grave blessure qui le prive d’une carrière telle qu’il aurait aimé la faire, le déstabilise et c’est dans l’écriture, sa thérapie, qu’il trouve encore cet amour de l’arène et du public.
Patrick et Maurice s’engagent eux aussi mais l’impact de Jacky en comparaison plombe leur notoriété.
Daniel, après des essais en piste trouve sa voix et en bon pédagogue ouvre la première école de raseteurs et s’investit comme organisateur.
La Manade Rouquette et Bohémien
Une rétrospective de la Manade Rouquette, de ses débuts à nos jours, avec ses bons et mauvais moments, ses zones d’ombre et de lumière, et enfin Bohémien qui relève le défi par sa bravoure, devient Biou d’Or et glorifie ainsi sa manade.
A tout Juste 30 ans, Joachim Cadenas
Rétrospective de la Carrière de Joachim Cadenas tenant du titre 2025, sur un texte musical. Un film en noir et blanc qui donne un impact plus fort.
3 Trophées des As, 7 cocardes D’Or, 4 Palme d’Or sans compter tous les autres trophées. Un raseteur qui laisse sa marque par son courage, sa maitrise et son respect des taureaux.


Moments forts :
« Le Trophée de la Mer » au Grau du Roi film des cameramen de la bouvine.
Mis à l’honneur du Trophée de la Mer qui se joue en 3 courses ; Un trophée qui peut lui aussi devenir mythique et qui prend au fil des années ses lettres de noblesse.
« Gladiateur d’un jour » : 93ème Cocarde d’ Or, en Arles ; film de François de Luca
Vainqueur de la Cocarde d’Or 2025 Youssef Zekraoui fait une démonstration magistrale de ce Trophée. Rien n’est joué, tout est à Conquérir. Sa victoire lui ouvre son deuxième trophée 10 ans plus tard à la cocarde d’Or, (2015 et 2025).
Djamel Boualam : film de Fabien Landas et Laurent Sonzogni
A la découverte d’un jeune raseteur qui s’est lancé dans ce défi face aux taureaux à l’âge de 20ans. Téméraire, il affronte le taureau mais ce n’est pas sans risques et une grosse blessure à la cocarde d’Or l’éloigne momentanément de la piste.
Christian Chomel dit « le Chevelu » film de Pierre Luga
Repartir en arrière et redécouvrir le raseteur qui faisait se soulever les foules. Redécouvrir ses rasets amples en communion avec le taureau. Redécouvrir celui qui a gravé son nom au firmament de la course Camarguaise.
Saison 2025 « Au bout des Cornes par LeBIOU13
Un film d’actions qui se sont déroulées tout au long de la saison 2025.
Moment Hommage
Des moments qui retracent la vie d’hommes passionnés, convaincus d’être ancrés dans les temps de cette tradition qui fait vibrer, Des moments de joie et des moments douloureux dans cet au-revoir. De très beaux films au service de ces hommes qui ont façonné aussi ce monde de la tauromachie par leur savoir, et leur investissement.
Hommage à Bernard et Basile :
Hommage particulier à ces deux aficionados décédés qui ont mis toute leur passion au service de la tauromachie : « Certaines absences font plus de bruit que leur présence ».
Hommage à Jean-Pierre Arnaud dit « le Bouc »
Une vie consacré à la tauromachie et où sa passion première était la confection des devises cousues main. Quand Jean-Pierre n’a plus pu les confectionner du fait de sa maladie, il n’a plus eu de but, il s’est isolé et s’est éteint.
Hommage à des taureaux
Un Hommage à ceux qui par leur parcours ont fait briller leur manade. Parcours dans les arènes face aux hommes et moments de déclins quand ils deviennent vieux. Mais c’est si beau de leur rendre cet hommage et même vieillissant, même quand le poil se fait blanc, ils gardent encore toute leur beauté.
On peut y associer, le taureau à l’homme, car on ne peut dissocier l’un sans l’autre.
« Camarina » de la Manade Chauvet ; Film de Jean Roumajon
Récapitulatif de la carrière de Camarina ; grand cocardier honoré du Biòu d’Or, il aborde l’arène avec fierté et sureté dans l’action.
Clin d’œil « Mignon » de la Manade Cuillé :
Trois fois Biòu d’Or, il est respecté. Noble, intelligent, d’un courage exemplaire, il décède en 2026 après avoir vécu toujours aux côtsé de ses congénères sans besoin d’être isolé pendant sa retraite.
« Barraïe » film de Jean Claude Jouvenel)
Trois fois Biòu d’Or, il a eu une grande destinée, il se distingue par son intelligence, sa dangerosité et sa férocité. Il meurt en 2007 à 27ans ; Il a sa sépulture et est enterré debout.
« Cabanier » Manade Jean Lafont : film de Norbert Chabaud
Taureau puissant, volontaire, barricadier, il reste célèbre pour ses envolées derrière les raseteurs.
« La Bête mystérieuse » : film de Charles Faget et de François De Luca
La course camarguaise sanctifie le taureau. Les hommes sont là pour le magnifier au risque de perdre la vie.
Les dessous de la course Camarguaise avec
« L’attribut » de Marc Pinto ou comment encocarder un taureau
la confection des pompons, par Claude Granier « de la pelote à la Piste » d’Henri Vigne
et celle des devises par Jean Pierre Arnaud « Jean Pierre Arnaud dit le Bouc »
Les moments des fêtes votives avec les films
« Un rêve d’enfant (Renaud Vinuesa) » : de Michel Hugues
Très beau film d’une abrivado au Cailar.
Pour Monsieur Vinuesa, il faut revenir aux fondamentaux, refaire un travail à l’ancienne afin d’éviter tout accident et dérives. Les abrivados sont en danger du fait de l’irresponsabilité de certains jeunes qui ne respectent pas le taureau. Du coup, au vu des accidents, les assurances se font rares et qui dit pas d’assurance, plus de fêtes de rue à venir. Les traditions sont en danger ; il faut relever le défi et porter la parole pour une meilleure organisation.
« La Mecque des Encierros à Candillargues » par Eric Quesnet
A Candillargues, la tradition est bien ancrée, et la Mairie invite les nouveaux arrivants à s’adapter à une coutume de la ville, sensibiliser les jeunes ; Faire vivre une richesse de nos traditions.
« L’Adieu aux Arènes de Claire Féline »
Comment raser le passé pour renaitre dans le présent. Un moment douloureux qui se reconvertit en joie pour un meilleur avenir
« Le Plan d’ Aubais » de Jean Pierre Delon
Comment appréhender une course hors norme sur un plan tel que celui d’ Aubais.
« La Carthagène » de Henri Vigne et François de Luca
Un moment humoristique autour du breuvage de la région, la Carthagène chez les frères Granier et dans les arènes de Gallargues le Monteux.
Merci à François de Luca pour ces beaux moments vécus lors du 28ème festival du film taurin et Camarguais,
Merci aux bénévoles qui ont assuré l’organisation avec bonne humeur.







