Ce projet est un projet que deux professeurs ont décidé de proposer au collège, Jean-Philippe Noël et Maguelonne Périer, respectivement professeur d’arts plastiques et de français.

Le parcours artistique est porté et financé par le Département et s’appuie sur le travail de Kôichi Kurita artiste éminemment connu pour son intérêt pour la terre en tant que matériau noble.

Une plasticienne, Emilie Losch, diplômée des Beaux-arts de Montpellier et d’arts déco de Strasbourg va faire travailler les élèves de la 6e G à la fois sur des techniques traditionnelles : motif en dessin, découpage, travail de l’argile, blanc sur les vitres et à la fois dans la perspective du travail de Kôichi Kurita.
Kôichi Kurita aime la terre : « (…) dans l’esprit des gens, c’est quelque chose de sale. Mon travail consiste, au contraire, à en restituer la pureté et la beauté » L’ambition de Koichi Kurita est de créer la première « bibliothèque » d’échantillons de terre, pour cela il fait sécher sur du papier journal les morceaux de terre qu’il a extrait à l’aide d’une simple cupule ; il « filtre » ensuite patiemment les échantillons prélevés avec un tamis et une pince à épiler et les place enfin dans des sachets étiquetés mentionnant le lieu et de la date du prélèvement.

Les élèves seront emmenés au centre du Scamandre afin de faire des photos de « leur terre » et ils en rapporteront des échantillons et reproduiront le travail de Kurita. Ils vont aussi expérimenter le travail collectif qui doit être concilier avec le travail individuel pour l’élaboration de l’œuvre artistique. Emilie Losch abordera la scénographie et par-là, la difficulté de mettre en valeur son œuvre.

Ce travail a démarré après les vacances d’hiver pour se terminer à la veille des vacances de printemps soit une quinzaine d’heures sur environ 7 semaines. Le résultat est assez étonnant surtout le kaléidoscope de photos de la nature vauverdoise. Bravo aux collégiens et à leurs professeurs !