Plein succès pour le club taurin El Campo où les adhérents  avaient répondu présents  dimanche dernier à l’invitation pour une sortie  à la ganaderia de Roland Durand tout près de Raphèle-lès-Arles dans les bouches du Rhône.

Dés leur arrivée, au petit matin, le traditionnel  déjeuner attendait les participants au mas de la Toubière.

Après s’être rassasiés, Roland Durand et son fils Rafi, les propriétaires des lieux, invitèrent tout ce joli monde à prendre place sur une grande remorque mise à disposition pour la visite du domaine, sur une étendue de plus 100  hectares.

Le paysage d’hiver sauvage sous un soleil lumineux et chaud se découvre.

Les premières vaches  apparaissent alors au milieu des bosquets de tamaris et des herbes hautes, pas du tout effrayés par le bruit du tracteur et la présence humaine.

Puis c’est au tour des toros de deux et trois ans (becceros) de montrer le bout de leur nez. L’approche n’est pas la même elle se veut plus prudente, plus respectueuse et plus distante aussi. Les becceros de forte corpulence déjà, nous toisent et marquent leur territoire en montrant des signes de méfiance et d’agacement à la vue de la remorque, leurs déplacements se veulent plus nerveux. Un peu plus loin les veaux effarouchés à notre vue se blottissent contre les barrières.

L’émotion sur les remorques est palpable et les chuchotements moins nombreux. L’arrêt pour quelques photos et quelques minutes de contemplation et nous voilà repartis.

Mais les sensations de crainte et de respect  atteignent leur maximum sur le chemin du retour vers le mas. Là, sous les arbres, quand il s’agit de croiser le regard et

d’ avoir la présence d’un beau lot d’une vingtaine de novillos, distant d’ à peine une dizaine de mètres de l’abri de fortune que représentent la remorque sur lesquelles nous sommes assis. Personne ne la ramène et le silence se fait. Les novillos sont magnifiques et impressionnants avec leur robe d’hiver noires ou blanches.

Une fois ce moment de sensations fortes passées retour vers le mas de la Tourbière où le paysage est comme le temps, il est tout simplement, beau…

A la descente des remorques, Roland Durand et son fils Rafi,  maîtres des lieux, nous présentèrent leur ganaderia, ses origines (Gamacho) et son historique avant de se prêter au jeu des nombreuses questions  posées par les aficionados présents et passionnés pour un débat à bâton rompu et sans détour. Un grand moment, où Roland a abreuvé les aficionados d’anecdotes plus croustillantes les unes que les autres pour leurs plus grand bonheur.

Ensuite Patrick Bricongne  le président d’El Campo remercia chaleureusement Roland et Rafi  pour leur accueil, leur gentillesse et la belle visite du domaine.

Un cadeau fut remis à chacun d’entre eux. Il fut alors grand temps de passer à l’apéro et de déguster les saucisses de sanglier que Jean Paul avait préparé pour la circonstance, le tout servi par le bureau dans une ambiance conviviale et joyeuse comme il est de coutume à El Campo….Une très belle journée qui se finira tard en fin d’après midi.

P. B.