À l’heure du confinement, VOIR PLUS Petite Camargue, le Centre culturel Robert Gourdon et Thierry Bourdy vous proposent de revivre « les années Atout Fil », une aventure créative unique qui a marqué la vie culturelle vauverdoise.

Cette rétrospective s’articule autour de 4 films de Thierry Bourdy retraçant 30 années de création, de poésie, de folie vestimentaire. Marie Luce Bahier, une des initiatrices du projet nous en fait découvrir l’origine et les différentes étapes.

Le projet

Atout fil, défilé concours de créations contemporaines, est né en 1985, de l’envie de promouvoir la créativité des femmes au travers du textile, matériau qu’elles connaissent bien, dans un défilé d’ « art porté ». La sélection, d’abord inexistante, se faisait non sur les CV, mais sur le contenu (et non l’apparence) des dossiers, une centaine par an. Une jeune femme sans formation pouvait côtoyer un assistant de grand couturier.

Atout Fil 2009 © photo Cyril Devauchaux

Historique

Pari gagné dès la première édition de 86 côté poésie, humour, audaces esthétiques… Et de suite largement dépassé : les créateurs masculins étaient également présents, le textile n’étaient pas loin de là le seul matériau utilisé ; c’était moins un défilé qu’une performance laissant la part belle à la mise en scène, en musique, et  l’expression des corps.

Les thèmes du début : 1986 : Mélange de matériaux, 1987 vêtement en fête, 1988 « espace 3000, 1989 « bleu,blanc, rouge », 1990 « atout fibres »,

A partir de 1991, bien que n’ayant pas plus de finance et de personnel salarié fixe (1 temps plein et 1 mi temps) au centre culturel, Atout fil se structure. Causes et conséquences de la qualité du spectacle qui se peaufine, les candidatures, les spectateurs, les bénévoles se multiplient. Par rapport à leurs autres expériences, plusieurs créateurs affirment que c’est la meilleure organisation qu’ils connaissent.

Dans les coulisses d’Atout Fil en 2005

Les 3 premiers thèmes s’associent aux « éphémères diablerie de Vauvert : 1991 «  look d’enfer », 1992 «  de fuego »,1993 : « les 13 péché capitaux » ; puis 1994 « la folie des grandeurs », 1995 « les 10 commandements »,

Bien qu’ayant rajouté une soirée de présélection ouverte au public, la salle Bizet est pleine et pour des raisons de sécurité nous sommes obligés de refuser du public. A partir de 1996,

Nous investissons les 800 places du gymnase durant 2 soirées.

Les thèmes : 1996 : « gens du voyage », 1997 : « papiers chipés, papiers timbrés », 1998 « Roulez des mécaniques », 1999 « l’étoffe des héros »,

Chaque année, le centre culturel achète une œuvre. Certains candidats nous les confient également. Au début des années 2000, les expositions des créations d’atout fil se multiplient.

Plus d’une centaine d’articles parlent d’Atout Fil. En 2004 sur 65 médias écrits, 5 sont internationaux, 20 nationaux, 30 languedociens, 10 d’autres régions.

Les expositions d’œuvres achetées ou confiées se multiplient dans la région et ailleurs.

Les exposants invités salle Jean Jaurès présentent de beaux travaux surprenants.

Les conférences annuelles des historiens du vêtement sont passionnantes.

Les thèmes : 2000 « atouts plis », 2001 « Atout sans fil », 2002 « Atout fil au carré », 2003 « atout fil met les voiles », 2004 « noué, lié, tressé », 2005 « Atout fil s’emballe ».

En 2005, le directeur de l’école de Dalian (3ème port de Chine) vient en France, à Vauvert pour présenter le travail de ses stylistes. Les spectateurs, entendant son discours en chinois sont stupéfaits et applaudissent. Avec cette 20ème année, Marie Luce Bahier, estimant ne plus avoir les moyens d’élargir le rayonnement d’Atout Fil, cède la place à Jean Ménissier.

Elles et ils ont fait rayonner Atout Fil

L’équipe permanente au cours du temps

  • Marie Luce Bahier, rédactrice de ce résumé, a dirigé le centre culturel Robert Gourdon de Vauvert d’avril 1985 à décembre 2005. Ce texte, s’attache à ses souvenirs les plus marquants de ces 20 premières années, la place ne lui permettant pas de citer tous ceux qu’elle n’a cependant pas oubliés.
  • Catou Serre, animatrice et plasticienne, a initié et impulsé Atout Fil jusqu’en 1990
  • Et parmi les autres membres de l’équipe Christiane et Cécile.

La commission Atout fil

  • Yvonne Cabanis chapelière vauverdoise ébouriffante, a accompagné la vie d’Atout fil.
  • Parmi ses membres bénévoles Marie-Thérèse, Mireille, Geneviève, Georges, Sandrine, Sylvie, s’y sont particulièrement impliqués.
  • Sans compter une bonne centaine de personnes venues donner un coup de main chaque année pendant les jours J.

Les professionnels

  • Equinoxe a assuré la régie son et lumière dès la fin des années 80, travail complexe d’adaptation aux imprévus et aux demandes d’une cinquantaine de créateurs.
  • De 1996 à 2005, Martine Piget, attachée de presse, par sa compétence, son exigence et sa passion a offert à Atout fil, la constitution d’un jury de premier choix, et une couverture de presse nationale, internationale et régionale étendue (le Figaro, la Croix, Libération, Marianne, Fashion daily news, fiberarts, l’express, elle, biba, Marie Claire, avantages, TGV et air France magazines, France 2, France 3 …) 
  • C’était toujours un moment de plaisir de découvrir les propositions de visuels par Frank Vriens, de 2000 à  2005 pour les affiches et supports de communication.
  • Et Cathy, Olivier, Frédéric, JSB, A Verpillot…

Les présidents de jury

  • Président 3 ans de 1993 à 1995, Stéphane Plassier, a permis notre présence à une émission du cercle de minuit de Laure Adler sur France 2. Artiste transversal, il avait fait le buzz alors que la haute couture était beaucoup plus sage que maintenant.
  • Costumier des Jeux Olympiques d’Albertville et des spectacles de P. Découflé, Philippe Guillotel restera 5 ans président de 1996 à 2000
  • Mais aussi les autres présidents et membres du jury dont, la SEMA, le musée de la mode de Paris, Fred Sathal…

Parmi nos partenaires

  • Les entrepôts Agnel nous ont suivis très rapidement et ont été un soutien actif.
  • Les belles lettres manuscrites de Christian Lacroix en 92 ont eu beaucoup d’effets sur notre moral. Il a offert aux lauréats en 97 la visite de ses ateliers.

L’aide financière du Conseil général a été précieuse pour professionnaliser petit à petit  le  « staff » des jours « J. », ainsi que par la suite celle du Conseil régional.