Ce sont 1 200 jeunes, de 16 à 25 ans, qui ont été en lien avec cette structure sociale, par mails, téléphone, sms ou via les réseaux sociaux, en cette période historique de confinement.

« Entre le confinement, pas toujours simple pour cette tranche d’âge non plus, et le climat anxiogène liée à la lutte mondiale contre le coronavirus, nous avions peur de perdre le contact avec les jeunes que nous accompagnons. Beaucoup ont été très déstabilisés. Nous avons tenu à sécuriser les parcours d’insertion mis en place. Nous voulions, de plus, être disponibles pour accueillir de nouveaux jeunes rencontrant des difficultés » ainsi entre le 17 mars et le 23 mai dernier ne se sont pas moins de 56 nouveaux jeunes qui se sont inscrit à la Mission Locale de Vauvert ce qui représente un quart des nouvelles entrées au niveau gardois (210) et qui ont pu bénéficier d’un entretien téléphonique de 1er accueil.

Continuer à donner accès à l’information, répondre aux questions, débloquer des aides financières, poursuivre les liens avec les partenaires : associations, entreprises, organismes sociaux ont été, et restent, les priorités de la Mission Locale. Le dé-confinement progressif ne sera pas synonyme de résolution des problèmes, et il ne réduira pas les grands questionnements générés par la situation, inédite  à de nombreux niveaux.  Mai, juin ou juillet, quelque que soient les mesures et les changements à venir… L’équipe de ce service public reste à l’écoute, et en appui, des 16-25 ans.

La MLJ de Vauvert à vos côtés

« Non, le Covid-19 n’a pas arrêté la Mission Locale Petite Camargue »… nous informe fièrement l’équipe de cette structure dédiée aux jeunes sortis du système scolaire.

Même en période de confinement et de dé-confinement, la Mission Locale, partie intégrante du service public a fonctionné et fonctionne toujours. « En dépit de l’accueil physique, l’équipe s’est organisée et reste à la disposition des jeunes de son territoire », la Mission Locale de Vauvert nous raconte comment elle s’organise dans ces conditions inédites pour que son public, les jeunes, ne reste pas sur le bord de la route.

« Ordinateurs sous le bras, dossiers dans la sacoche, jeunes en tête et agendas bien remplis, l’équipe de la Mission Locale Petite Camargue a vidé ses bureaux le 17 mars dernier pour rejoindre un nouveau lieu de travail…
Confinement oblige, tout le monde s’est vu contraint de travailler de chez soi !

La Mission Locale Petite Camargue, au service des jeunes âgés de 16 à 25 ans sortis du système scolaire, n’a pas dérogé pas à la règle qui prévaut pour la majorité des Français.

Un service public de l’emploi

Mais si l’accueil physique est devenu un temps impossible, la structure est restée à l’écoute de son public et de ses partenaires. Les conseillères poursuivent leur mission d’accompagnement auprès des jeunes. La Mission Locale est une association, considérée comme membre du service public comme notifié dans l’allocution du Premier ministre, le 15 mars dernier, annonçant un premier durcissement du confinement. A ce titre, le communique du ministère du Travail stipulait que « le service public de l’emploi devait se mobiliser et adapter ses modalités de fonctionnement afin d’assurer la continuité de ses missions d’accompagnement et d’indemnisation des demandeurs d’emploi. »

Quelques chiffres :

Notons qu’entre le 17 mars et le 23 mai, en plus des 1 200 jeunes en contact et des 56 premiers accueils, nous avons réalisé pas moins de 1 300 entretiens, rentré 63 jeunes en PACEA (Parcours Contractualisé d’Accompagnement vers l’Emploi et l’Autonomie), intégré 90 jeunes orientés par Pôle Emploi dans le cadre du suivi délégué et prescrit 48 parcours de formation.

Maintenir les liens avec les jeunes 

CONFINEMENT : Sitôt annoncé, sitôt communiqué à l’ensemble du personnel avec un message clair : la Mission Locale maintient son activité! Et c’est parti pour la mise en place d’une organisation instantanée et improvisée de modalités de travail adaptées à chacun des postes.

« La priorité était le respect du confinement de façon à éviter la propagation du virus », explique Guillaume Gollier, directeur de la Mission Locale. Il a fallu « s’adapter avec les moyens existants : ceux de la structure et ceux du personnel », précise le responsable qui a pu « compter sur l’investissement de son personnel afin de maintenir un lien au sein de l’équipe et surtout avec les jeunes. »

En charge du soutien d’une partie de l’équipe et de la communication, Vanessa au côté de son directeur a assuré « l’organisation de mise à disposition des différents matériels indispensables au télétravail, la mise en place de visio-conférences pour maintenir le lien avec le reste de l’équipe. Après quelques détails techniques à régler, l’équipe est rapidement redevenue opérationnelle. »

L’équipe entière s’est initiée à de nouveaux outils de communication collaboratifs tel que Slack par exemple afin de fluidifier et faciliter les échanges tout au long de cette période. Notons que l’équipe de la Garantie Jeunes qui est restée à chaque instant investie auprès des jeunes qu’elle accompagne, s’est chargée de rendre cet outils « plus professionnel ».

En effet, si les jeunes utilisent volontiers des outils tels que “discord” pour communiquer, il n’était pas dans notre « culture professionnelle » d’utiliser ces outils collaboratifs et nous avons donc dû apprendre à les utiliser dans un contexte professionnel pour maintenir un lien de chaque instant afin de servir au mieux les intérêts des jeunes que nous accompagnons.

Rassurées, l’ensemble des conseillères constatent « agréablement surprises que la plupart des jeunes jouent le jeu », pour certains « plus qu’habituellement ». Décidées à rester positives, elles assurent que « cela peut être un atout, une nouvelle opportunité de réinventer sa façon de travailler ». Tous ensemble, jeunes, conseiller(e)s, avons tâtonné, réinventé notre quotidien, trouvé de nouveaux fonctionnements pour garder le lien « même si parfois il y a eu des ratés, des “on s’est loupé”, il a été parfois nécessaire de se “relancer” afin de conserver le lien. » Mais ENSEMBLE nous y sommes arrivés.

Des démarches extérieures plus compliquées

Ce lien social a permis « de faire le point avec eux, de suivre leur santé morale et physique », précise avec soulagement Sandie. En revanche, force est de constater que « les démarches extérieures ont été plus compliquées, puisque tout était fermé ». De son côté, Marjorie, en charge de l’emploi « a continué en lien avec l’équipe à positionner des jeunes sur les postes qui restaient disponibles».

La Garantie Jeunes, dispositif d’accompagnement par excellence, s’est vu largement impactée par le confinement car l’intégration de ce dispositif est normée par des cohortes de 18 nouveaux jeunes chaque mois avec une première phase en collectif. Malgré cela l’équipe de la Garantie Jeunes a maintenu le lien avec tous les jeunes quelle a en accompagnement pour garantir un suivi et maintenir le lien.

Le télétravail, et après…

Assurément l’équipe de la Mission Locale s’est mise en quatre pour maintenir le lien avec ses jeunes, car l’enjeu était de taille. Et le défi s’est avéré parfois complexe, car le télétravail doit prendre en compte la présence de l’environnement familial de chacun et « la mission peut devenir compliquée », constate Marie-Lucie, maman d’un jeune enfant.

Quoi qu’il en soit, nous restons mobilisé pour « appréhender de la meilleur façon cet après confinement et anticiper, dans les meilleurs conditions, le retour des jeunes dans une dynamique d’insertion. »

Prêts pour l’après COVID

Même si le dé-confinement a été annoncé pour le 11 mai, nous avons dû travailler à l’organisation de la reprise de l’accueil dans nos différents locaux ainsi que dans nos permanences sur les communes partenaires. Après une longue période de confinement, la Mission Locale Petite Camargue a rouvert son accueil au public dès le 2 juin.

Une réouverture maîtrisée

La configuration de nos locaux mise en parallèle avec les obligations sanitaires liées à la reprise d’une activité en présentiel, nous a forcé depuis le 11 mai à repenser l’aménagement et la configuration de nos locaux. Même si cela n’a pas été chose aisée, nous avons mis en place les mesures sanitaires nécessaires à cette reprise : (marquage au sol, gel en libre-service, présentoir en plexiglass pour la borne d’accueil….). Il nous a aussi fallu attendre la livraison de masque commandé en nombre pour préserver la santé de tous face au COVID-19.

Une reprise d’activité progressive

Seuls les jeunes ayant un rendez-vous prévu en présentiel sont reçus par leur conseiller(e). L’accompagnement à distance se poursuit également au quotidien.

La présence de Tiphaine notre volontaire en service-civique permet l’accès à notre espace accueil-numérique qui est accessible dès lors que les mesures de distanciation et les gestes barrière sont garantis. Tiphaine est en mesure d’aider notre public à réaliser un CV ou toutes autres démarches administratives.

Les mesures de sécurité qui ont été prises et devront impérativement être respectées :

  • Il est obligatoire de se présenter à la MLJ avec un masque afin de limiter les risques de propagation du virus.
  • Respecter les gestes de distanciation sociale
  • Se laver les mains avec du gel antibactérien à disposition dans la structure.

Par mesure de précaution, nous vous invitons toujours à privilégier le contact par téléphone avec vos conseiller(ère)s.

Une chose est sûre, les conséquences de cette situation inédite « offriront peut-être aux Missions Locales l’opportunité de développer de nouvelles modalités de travail avec la mise en place, notamment, de l’accompagnement de certains de nos jeunes à distance », optimise le Directeur.

Les services essentiels aux jeunes et aux entreprises continuent

Tous les jeunes de 16 à 25 ans, inscrits ou non à la mission locale, peuvent obtenir les réponses à leurs questions sur l’emploi, l’orientation, la formation, mais aussi la mobilité, les droits sociaux, sans oublier la crise sanitaire actuelle.

Les entreprises peuvent aussi contacter la Mission Locale par les mêmes canaux, notamment pour leurs éventuels besoins de recrutement immédiat ou à venir. 

L’accueil téléphonique est assurée du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 17 h au 04.66.88.37.85 ou 06.26.12.32.04

Par mail :  mlj.vauvert@mljpc30.fr