Une centaine de membres du club taurin El Campo se sont retrouvés  à la ganaderia Michel Barcelo au Mas de Sire à Quissac, pour la traditionnelle fiesta campera de l’association. Après avoir été accueillis chaleureusement, par un temps ensoleillé dans un cadre agréable, le programme était des plus alléchants, depuis le petit déjeuner d’accueil suivi d’un acoso y derribo ( sélection de vaches pour la reproduction dans les prés ), puis de l’apéro et d’un succulent repas comme on sait les préparer chez les Barcelo. Avec en dessert, Tibo Garcia qui a lidié un novillo dans la placita après avoir tienté « a campo abierto » les deux vaches de l’acoso matinal…

Après les ripailles du matin, direction  vers le campo d’acoso y derribo considérablement allongé qui dans sa nouvelle configuration allait être en quelque sorte inauguré. Les deux charrettes mises à disposition ont véhiculé les aficionados jusqu’au théâtre des opérations. Sur le terrain, toute la journée, Mathias Forestier a tenu la pique et à pied, la brega a été assurée par Merenciano, Thomas Ubeda et Grégory Boyer. Renaud Vinuesa assurant la partie cavalerie de l’acoso. Un excellent moment où l’on a pu constater les bonnes manières de Tibo Garcia.

L’accueil convivial de Michel et Jacqueline Barcelo

Autre moment fort à la mi-journée, celui de la convivialité, avec l’incontournable apéro suivi d’un repas digne de la concession de deux oreilles pour tous ceux qui ont mis la main à la pâte, à commencer par Jacqueline Barcelo, toujours au four et au moulin. L’occasion pour insister sur le fait que si les aficionados, sevrés cette année de toros, viennent bien voir toréer, ils sont aussi très preneurs du caractère festif et amical de ces fiestas campera synonymes de retrouvailles, de détente et comme on dit chez nous, d’estrambord…

L’aplomb et le savoir-faire de Tibo Garcia

Pour clôturer cette journée, direction la placita avec pour Tibo Garcia l’invitation à lidier un adversaire bien présenté, plutôt compliqué qui a mis à mal le picador, un moment au tapis, ce qui a transmis une belle frayeur jusque sur les banquettes. Finalement, plus de peur que de mal, et plus tard, le combat tourna à l’âpreté pour un Tibo Garcia qui ne perdit pas les pédales, mais qui ne put proposer quelque chose de totalement abouti dans le domaine artistique. Il fut grand temps alors en fin d’après midi de se séparer et de remercier les maîtres des lieux, après une journée pleinement réussie et organisée par le club taurin vauverdois El Campo.