Voici une des coutumes ou tradition provençale célébrant Noël, celle de la bûche ou Cacho-fio…  à l’origine de la bûche de Noël.

Nicole Eyral nous conte  une très ancienne cérémonie liée à  Noël et au  solstice d’hiver durant laquelle l’on met une grosse bûche d’arbre fruitier au feu. Liée au paganisme, elle avait été christianisée puisqu’elle s’accompagnait d’une bénédiction, durant le transport de la bûche vers le foyer. Typiquement provençal, ce rite du cacho fiò, selon Frédéric Mistral, signifiait « mettre au feu » (source Wikipedia). 

Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé», et le plus jeune, le «caganis», apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier), et font trois fois le tour de la table recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu.

Ensuite, la bûche est posée dans le feu et l’aïeul l’arrose par 3 fois de vin chaud pendant qu’il prononce ces paroles :

“Cacho-fio  ( Bûche de Noël)
Bouto-fio   (Donne nous le feu)
Alègre, alègre  (Réjouissons nous)
Dièu nous alègre  (Dieu nous donne la joie)
Calèndo vèn, tout bèn vèn  (Noël vient, tout vient bien)
Dièu nous fague la gràci de veire l’an que vèn  (Dieu nous fasse la grâce de voir l’an qui vient)
E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens »  (Et si nous ne sommes pas plus, Que nous ne soyons pas moins ).
 
Puis, tout le monde boit du vin chaud et passe à table.

La bûche doit brûler pendant trois jours et trois nuits et les charbons sont conservés pour protéger la maison.

Une tradition qui a peu à peu décliné avec la disparition des grands âtres remplacé par les poêles à  bois, charbon et mazout. Le dessert de la bûche de Noël continue de célébrer cet ancien rituel.  Ainsi, on multiplie les mets à Noël, car “l’abondance promet l’abondance”.