Une artiste peintre plasticienne au cœur des costières de petite camargue.

Originaire de Grenoble, c’est au cœur des Costières de Petite Camargue que Evelyne Beaudoing trouve son inspiration.

Très jeune Evelyne s’est orientée rapidement vers l’artistique comme elle le raconte ” Une influence familiale très ouverte sur la culture et un père photographe,  m’a amené très tôt de la MJC de Grenoble  aux cours du soir des Arts Déco et ensuite aux Beaux Arts à Valence”.

A 23 ans Evelyne s’installe en Languedoc et se dirige vers le graphisme. Après avoir travaillé en agence de communication et comme graphiste publicitaire indépendante, en 1996 elle se tourne vers la création artistique.

un retour aux source

“je suis revenue à mes anciennes amours, confie-t-elle, je travaille par thème et ma première inspiration a été  “l’Arbre du Voyageur” avec une première exposition en 1996,   sur l’écriture avec du sable en monochrome, 100 portraits  avec  “Vauvert 100 têtes”, j’ai travaillé sur les dessous féminins par la dentelle en graphisme et plus figuratif maintenant. Ce sont des thèmes que je pousse au maximum, l’idée au départ prévaut sur le travail, tout doucement cela se concrétise par la pensée, et le travail par des essais “.

Un présent compliqué

” Une année 2020 compliquée avec la crise sanitaire, toutes les expos ont été annulées, déjà en tant qu’artistes nous sommes isolés dans notre travail, ne plus pouvoir exposer son travail est très frustrant , c’est ce qui représente ce que l’on est et ce que l’on ressent ” souligne Evelyne. 

Le regard en Galerie.

Regard sur galerie

L’ARBRE DU VOYAGEUR

“( Ravenala ) originaire de Madagascar, offre aux haltes des marcheurs ses fruits et de l’eau de pluie que l’on peut recueillir en incisant ses palmes à la base. Au cours d’un voyage aux Antilles, Evelyne Beaudoing attirée par le graphisme du tronc de cet arbre s’en inspire sans limite. C’est de produire et reproduire autant d’images au demeurant identiques et pourtant totalement différentes. Une œuvre qui joue sur un rythme dense, symbolique,tirant irrésistiblement vers le haut.”

Vauvert 100 têtes

Vauvert sans têtes

Vauvert s’entête

“3 significations qui permettent à l’artiste de perdre la tête pour réaliser cette performance de 100 portraits. Perdre la tête avec ses têtes où l’inconscient peut suppléer le conscient . Ce sont des moments de gestuel ou de travail acharné où on enlève pour redéposer de la matière. Personnages imaginaires inspirés du modèle où une forme réapparaît un instant. Personnages torturés, sculptés, contrebalancés par ses têtes en vis à vis presque caricaturales. L’intime intériorité du moi se révèle par l’intime extériorité des autres.”

Non loin de cette plage, en petite Camargue, Evelyne Beaudoing écrit aussi ses histoires à sa manière. De toiles en toiles, à coup de graphismes virevoltants, coule le sable qu’elle utilise, maîtrisant des signes, des symboles, des figures géométriques, des caractères d’où naissent parfois comme interrogateurs, des visages. Cette écriture picturale, particulière, singulière et personnelle pousse son auteur à poursuivre inlassablement sa quête du devenir de l’art.”

L’attraction de tout un monde de sensualité, d’érotisme et de mystère se retrouve magnifier par la magie du travail d’Evelyne Beaudoing.

Plus qu’une plasticienne, l’artiste recrée à sa manière, folie contrôlée ou stylisme dévergondé !”