Nous nous retrouvons pour la seconde partie de l’interview avec Yanis Garcia, Jean Gautier, Arthur Soto et Yoris Baboulene.

Arthur Soto, 9 ans

Grand passionné de l’histoire taurine, il a eu cette révélation à l’âge de quatre ans quand il alla voir les courses camarguaises. Depuis, il suit les raseteurs et les taureaux avec ferveur. Ce fut donc une évidence de s’investir dans ce sport. Il a débuté à Saint-Chaptes et a rejoint l’école de raseteurs de Petite Camargue depuis quelques mois.
Il nous raconte ses premières pistes, le stress, la peur, l’envie… Mais tout cela fut mis sur pause avec l’arrivée du Covid. Ne plus voir les taureaux, les courses pendant l’été, arrêter les entraînements, furent un coup dur pour le jeune passionné qui rêve de devenir raseteur comme son idole, Christian Chomel. Dur aussi de comparer la situation d’aujourd’hui avec cette période glorieuse !

Yoris Baboulene, 14 ans

C’est avec timidité que Yoris me décroche quelques mots sur ses débuts à l’école de Saint-Chaptes puis à celle de Petite Camargue. Fan d’adrénaline, il s’est plu rapidement ici.
Il m’explique simplement ce qu’il ressent avant d’entrée en piste (période hors covid), un peu de stress, il oublie tout ce qu’il y a autour, même la présence du public, pour être en totale concentration. Il veut devenir raseteur et se retrouve dans une école qu’il affectionne. Il s’y sent à l’aise et s’y épanouit encore plus qu’auparavant.
Pour lui le Covid a un peu tout changé, on est limité dans les activités et les mesures sanitaires compliquent les entraînements, surtout au début.

Jean Gautier, 12 ans

En entendant des  amis en parler au collège, puis son beau-père qui lui disait d’y aller, il s’inscrit rapidement. Il se retrouve dans un milieu de cohésion, d’entente, un milieu sportif et taurin qui lui plaît beaucoup.
Avant de raseter, il ressent le stress, beaucoup de gens peuvent s’en apercevoir, ce qui met une pression supplémentaire. Puis finalement, il se débrouille bien ; Je reprend ses propres mots :  «  à la fin je suis fier de moi ». C’’est le principal, d’avoir cette fierté de soi !
Il hésite entre être raseteur à part entière ou exercer le métier de boucher mais il veut quand même garder un bon niveau pour pouvoir s’amuser dans les fêtes votives.
Concernant les mesures sanitaires, cette période, il la vit bien même si parfois les contraintes l’embêtent. « On porte les masques à l’arrêt, on a du gel à l’arrivée et on évite les contacts » dit-il, résigné.

Yanis Garcia, 18 ans

Cela fait six ans qu’il appartient à l’école de raseteurs de Petite Camargue. L’esprit d’équipe, les entraînements, le contact avec le taureau, l’ambiance, sont une part importante de sa vie. Un tout qu’il voit comme une famille, des frères non pas de sang mais soudés, même en dehors de l’école.
La motivation est pour lui comme un maitre mot, il s’investit dans ce sport, il a du plaisir à raseter et aussi l’envie de faire plaisir au public qui vient voir les courses camarguaises.
Mais une ombre vient assombrir le tableau : la pandémie. Yanis a une saison importante à faire, les courses s’annulent, le Covid bouleverse le programme. Tout ce passe à huis clos, la situation est complexe. Son but de devenir raseteur prend un peu plus de temps à cause des mesures sanitaires.

Il m’explique ensuite dans le détail l’entraînement d’aujourd’hui : travailler les appuis, le renforcement musculaire, etc.

En observant cet entraînement et les jeunes s’y investir autant, nous oublions un instant la période compliquée que nous vivons. Entre concentration et éclats de rire, c’est dans la bonne humeur  que les élèves raseteurs s’entraînent.

Bonus : Quelques mots avec Bruno Pascal

Ancien raseteur, à l’initiative avec Jean-Jacques Guiraud de l’école de raseteurs de Petite Camargue, il souhaite transmettre la passion des taureaux aux jeunes.

« Si au moins on arrive à leur donner cette passion de la bouvine, on aura gagné » dit-il avec satisfaction.

Comment décrire l’ambiance au sein de l’école ?
« L’ambiance est joviale, les jeunes ne cherchent pas à se prendre la tête, mais, ils restent sérieux en piste. Ils sont encadrés par des personnes compétentes, des éducateurs fédéraux diplômés ».