STUPIDE ou la stupidologie selon Mychel Delehcym
Tel est le spectacle qui a été proposé par la médiathèque de Beauvoisin, jeudi 23 juillet, lors de l’étape gardoise du périple atypique de Mychel Delehcym, artiste engagé et pédagogue de l’absurde. À la frontière du one man show et de la conférence gesticulée, il démonte, décortique et expose la dangerosité de la stupidité, cette force discrète mais terriblement active dans nos sociétés modernes.
Parti de Saint-Nazaire à vélo, Mychel Delehcym s’est lancé un défi singulier : parcourir 1000 kilomètres jusqu’au Festival d’Avignon pour porter son spectacle STUPIDE et « dénoncer la stupidité ». Une démarche volontairement décalée, presque provocatrice, qui interroge autant qu’elle amuse. Sa halte à Beauvoisin fut l’occasion d’une représentation intimiste, chaleureuse, où l’artiste a partagé son énergie, son humour et sa conviction profonde : la stupidité n’est pas qu’un défaut, c’est un phénomène régressif pour l’humanité.
La stupidologie : une science (presque) exacte
Tout est parti d’une phrase qui tournait en boucle dans son esprit :
« N’est stupide que la stupidité. »
Plutôt que de s’en contenter, Mychel Delehcym a voulu aller plus loin. Il a imaginé une véritable stupidologie, avec ses axes, ses courbes, ses zones de danger et ses effets collatéraux. Inspiré par les modèles analytiques de Carlo M. Cipolla, il propose une lecture quasi scientifique de ce phénomène qui, selon lui, explose littéralement avec l’essor des réseaux sociaux.



Sur scène, ce personnage « docteur-enseignant-chercheur en sciences étranges » jongle entre humour, démonstration, anecdotes et fausses équations. Il met en lumière les mécanismes de la stupidité, ses accélérateurs, ses ravages, mais aussi notre propre responsabilité. Le public, tour à tour hilare et songeur, est régulièrement invité à réagir.
Une étape marquante avant Avignon
Comme dans toute course, l’étape de Beauvoisin du 23 juillet a permis à Mychel Delehcym de prendre contact avec le peloton des spectateurs, d’échanger, de transmettre et de poursuivre son long parcours vers Avignon. Une halte dynamique, où l’artiste a partagé sa stupidologie avec un public attentif et interactif. Un spectacle atypique, engagé, qui laisse derrière lui un mélange de rires, de réflexions et une petite envie de devenir… un peu moins stupide.
Le véritable stupide est celui qui ignore l’être ; dès qu’on en prend conscience, on cesse aussitôt de l’être. Tout espoir est donc permis !

