C’est dans un esprit tout à fait laïque que la Société d’Histoire de Posquières-Vauvert proposait ce vendredi 9 octobre une conférence sur le thème « La Bible hébraïque et ses romans d’amour ». Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre des Journées Européennes de la Culture et du Patrimoine Juifs en France, dont le thème en 2026 est précisément « Amour ». Et de l’amour, il est vrai qu’il y en a à profusion dans la Bible.
La Bible en fait la Bible « hébraïque » (et plus précisément, pour éviter toute confusion : l’Ancien testament) est un monument qui appartient à tous, indépendamment de toute appartenance religieuse et de toute croyance ; elle est un extraordinaire assemblage de récits de toutes sortes, récits de violence et récits d’amour inscrits, parfois sans même que nous en ayons conscience, dans notre mémoire collective et dans notre langage de tous les jours.
C’est cela que Jean-Luc Bernet a tenté de restituer en toute simplicité à travers son exposé, en s’appuyant pour cela sur une mine inépuisable d’illustrations qui sont venues à l’appui des dix « romans d’amour » qu’il a choisi de présenter -choix difficile au demeurant. Cette mine inépuisable, ce sont les milliers d’œuvres d’art, pour l’essentiel des tableaux, exécutés au fil des siècles dans une intention tantôt religieuse, et tantôt mystique, mais toujours esthétique.
Le public a pu ainsi retrouver des émotions, des souvenirs, voire des questionnements souvent anciens, et cette conférence a été, pour certains, l’occasion de les faire revivre. Elle a aussi été, indirectement, une forme d’hommage à la mémoire juive de Vauvert, anciennement Posquières.

