À première vue, l’acquisition de deux vélos par la Communauté de communes de Petite Camargue peut sembler une action bien modeste au regard des enjeux du changement climatique, il n’empêche qu’ajoutée à d’autres elle marque l’ambition de la collectivité d’agir au quotidien pour lutter contre les émissions de carbone.

Le lien entre le changement climatique et les activités humaines est aujourd’hui avéré. Son impact sur nos modes de vie actuels est déjà perceptible. Il représente des conséquences et un coût non négligeable à prendre en considération. La Communauté de communes de Petite Camargue s’est ainsi engagée à réduire, à son échelle, ses émissions de gaz à effet de serre afin de contribuer à l’atténuation des effets du changement climatique mais aussi à mettre en place des actions pour s’adapter aux modifications à venir.

Plan Climat : des ambitions aux actions

L’acquisition des deux vélos pour un coût de 585 € rentre dans le cadre global du Plan Climat Air Énergie territorial, démarré en 2018, acté et validé en 2019. D’autres actions concrètes ont déjà été engagées, elles visent à l’exemplarité et à montrer le chemin à suivre.

L’achat d’un véhicule Zoé Renault électrique en 2017 pour de courts déplacements avait déjà introduit cette démarche. Le recours à des gobelets réutilisables s’inscrit également sur l’idée de passer d’un bien jetable à un bien durable. Les Eco Cup sont réutilisables 1 000 fois, lavables à souhait, prêtés aux associations et gérés par la communauté. Leur utilisation va être généralisée très rapidement sur l’ensemble des cinq communes.

Autre pratique vertueuse, la mise en place du compostage partagé dans des immeubles locatifs d’habitat de Vauvert (Mireille, Languedoc, Montcalm). Les habitants de ces immeubles viennent y déposer des déchets végétaux alimentaires et produisent du compost pour les jardins et les balcons.

Comment est venue l’idée des vélos ?

Le Communauté de communes dispose de plusieurs locaux situés dans un rayon de 2 km, à différents endroits de la ville centre de Vauvert. Les deux vélos de marque B’twin Décathlon, très visibles avec leur couleur rouge pétard, sont utilisés pour des rendez-vous professionnels, prises photos, interviews, mairie, services techniques, école de musique…

À titre d’exemple, se rendre du siège de la communauté, avenue de la Condamine, au services techniques, 706 avenue Ampère prend 7 minutes en voiture et 8 minutes en vélo, sachant que la cuisine centrale ou l’école de musique sont encore plus proches.

La communauté espère que cette action servira d’idée à d’autres développements. Pourquoi pas, inciter les habitants à se déplacer en vélo en participant financièrement à l’achat.

Enfin, promouvoir l’utilisation du vélo rentre dans le cadre du projet de création d’un voie verte qui doit permettre d’ici un ou deux ans de relier Vauvert à Aimargues et ultérieurement Aimargues à Lunel.

Légende amérindienne : le colibri

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !»

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »