Du 6 février au 10 mars 2020, la présence d’un petit passereau, entre Gallician et Franquevaux, a intrigué de nombreux ornithologues. Découvert par un photographe qui a eu la bonne idée de partager ses photos sur internet, il a été rapidement recherché par les ornithologues locaux à fin de déterminer l’espèce.

Tarier pâtre

Au premier abord il ressemble au Tarier pâtre que l’on rencontre assez communément dans la région mais sa couleur plus claire incite à examiner plus en détail son plumage. On constate que la zone orangée sur la poitrine est peu étendue, que la tache blanche de chaque côté de la tête se prolonge loin vers la nuque, que la base de la queue est blanche et enfin qu’une tache sombre aux axillaires est visible en vol. Toutes ces subtilités du plumage permettent de savoir qu’il s’agit d’un Tarier de Sibérie. Une espèce vu que très rarement en France. Seulement une cinquantaine de données confirmées en France entre 1980 et 2011. Il faut savoir qu’il y a au moins cinq sous-espèces de Tarier qui ont été reconnues, dont trois sont susceptibles d’être vues en Europe de façon accidentelle. Profitant de sa présence exceptionnelle des biologistes du CNRS de Montpellier ont tenté de recueillir une plume de l’oiseau pour en déterminer son ADN, mais ils n’y sont pas arrivés. Le visiteur sibérien est reparti et il aura permis à de nombreux observateurs venus de toute la France de découvrir notre région.