Photo de Une : Naïs, Amandine, Laura et Lucie

Le 1er mai à Arles est un grand rendez-vous de tradition. On y fête Saint Georges, traditionnellement le protecteur des cavaliers et des soldats à cheval. Sous l’égide de l’Antico Counfrarié di Gardian de Sant Jorge, créée en 1512, l’une des plus anciennes corporations encore active de nos jours, cette journée rassemble des milliers de personnes.

En raison de la crise sanitaire actuelle et des contraintes du confinement, cette grande journée n’aura pas lieu. C’est d’autant plus dommage que, comme tous les trois ans, elle correspondait avec l’élection de la nouvelle Reine d’Arles. Les candidatures avaient été lancées par le Comité des Fêtes d’Arles et huit jeunes filles avaient déposé leur dossier. Amandine Valérian, Manon Alexandre, Camille Hoteman, Marie Cholvy, Pauline Valette, Marie Bellone, Camille Dunan et Clémence Fabre dev ront donc attendre 2021 pour savoir laquelle d’entre elles sera sacrée 24ème Reine d’Arles et représentera ainsi la culture et les traditions du Pays d’Arles. Les présélections, qui auraient dû se dérouler les 28 et 29 mars, et parmi les candidates retenues, il y aurait eu la Reine et ses Demoiselles d’Honneur au nombre variable selon les années. Les prétendantes au règne auraient donc passé les épreuves comprennant partie orale et écrite ainsi qu’une partie pratique, à savoir montage du costume, plissage et coiffe en un temps imparti. Rappelons que les jeunes filles doivent passer l’une après l’autre devant un jury composé de spécialistes du costume, de la langue, du patrimoine, de la bouvine… Les candidates retenues à l’issue des présélections peuvent ensuite se présenter le matin du 1er mai en mairie d’Arles, pour que le jury élise la reine qui restera en place pour trois ans. Pour l’élection qui est donc reportée en 2021, ce sont les huit mêmes candidates qui seront proposées.

La situation actuelle est inédite. La première Reine d’Arles, Angèle Vernet, a été élue en 1930 à l’occasion du centenaire de la naissance de Frédéric Mistral. Elle resta en titre 17 ans à cause de la seconde guerre mondiale. En 1947, le Comité des Fêtes a décidé d’élire Maryse Orgeas comme deuxième Reine d’Arles jusqu’en 1954. Jusqu’en 1978, les règnes d’Arles duraient 4 ans. C’est sous celui d’Odile Pascal que la durée a été réduite à 3 ans. Exceptionnellement donc, la 23e Reine, Naïs Lesbros, « rempile ». Elle reste en fonction un an de plus avec ses Demoiselles d’Honneur, Laura Bernabé, Amandine Sabatier et Lucie Barzizza. Mais avec le confinement et les grandes manifestations restreintes, leurs sorties officielles seront moins nombreuses que durant les trois années écoulées.

Rendez-vous est donc pris pour le 1er mai 2021 à Arles.

Guillaume CHEVALIER