La maison où vécu Jacky Tourreau, impasse du Grand Jardin. La photo a été prise le jeudi 28 octobre 2006,
la maison a été démolie fin d’année 2006.

La maison n’existe plus, heureusement les souvenirs sont là, mémoire d’une génération et d’un village. Jacky Tourreau, enfant du village , passionné par la Camargue et auteur de plusieurs ouvrages taurins, se souvient de la vie du village dans les années d’après-guerre, place de la Fontaine.

Lors de pluies diluviennes, les dernières en date en 2018, les eaux de ruissellement viennent se concentrées sur cette place de la Fontaine, submergeant les routes d’accès au village.

Souvenirs d’orages.

En 1945 l’eau arrivait à hauteur de la passerelle, et rentrait dans la salle à manger par un petit trou situé au bas de la fenêtre qui la jouxte. Et c’est ainsi qu’un muret de 30 cm a été construit à l’entrée principale ‌(côté impasse du Grand Jardin).
Il est vrai que nous avons vu passer beaucoup d’eau, car il n’y avait pas de pluvial.
Le courant était impressionnant, et ces pluies torrentielles nous amenait le fameux sable pour jouer aux boules.
Beaucoup de particuliers rebroussaient chemin devant le fleuve inopiné.
Ces orages étaient surtout violents à l’époque des vendanges. Quelques heures après, c’était la fameuse chasse aux escargots, qu’il fallait faire jeûner avant de les déguster.

PÉTANQUE SUR LA PLACE DE LA GRANDE FONTAINE AU MILIEU DES ANNÉES 50.

Mon collègue Aimé NOBLE (aujourd’hui décédé) et moi-même, nous étions entrain de jouer aux boules sur la place près de chez nous.
Notre terrain favori de jeu de boules, était sur une route départementale !
Du goudron, des gravillons et du sable, c’était parfait et en plus un entraînement pour frapper au fer (pleine boule).

Evidemment, ce n’était pas comme maintenant, il y avait très peu de circulation.
La ” scène ” se situe autour des vendanges.
A un moment donné, un camion qui transportait du marc de raisin en provenance de GENERAC et à destination de VAUVERT (distillerie) a traversé notre jeu et ce que nous craignions est arrivé.
Entre les roues jumelées, une boule a été avalée, et est restée coincée !
D’un autre côté, si la roue extérieure avait ” pessugué ” ou pincé la boule, cette dernière aurait pu servir de boulet de canon et commettre des dégâts.
Sur la même place, c’est arrivé une fois avec un caillou de grès qui a tapé violemment contre le portail de la station d’essence MARQUE à la même époque. (Comme l’aurait si bien dit Fernand RAYNAUD l’humoriste, y-a comme un défaut sur le portail) !
Le conducteur du camion qui n’a rien fait pour nous contourner, a transporté la boule de mon collègue jusqu’aux lavoirs route de VAUVERT.
Après une course-poursuite jusqu’à la sortie du village, le chauffeur s’est arrêté et a remis la boule à Aimé.
Ensuite, nous avons repris la partie.
Ouf !

Jacky Tourreau