Leurs couleurs et leur rapidité de vol donnent envie de courir après et de les approcher pour les admirer. Cette année, elles semblent être particulièrement nombreuses, virevoltant partout dans les jardins et les prés.
Le centre de découverte du Scamandre a permis que ce petit rêve devienne réalité pour une douzaine de privilégiés mercredi 16 septembre. Ils ont pu observer ces insectes à loisir et même de toucher leurs magnifiques ailes dentelées, une autorisation bien encadrée.
« C’est autorisé uniquement en visite guidée au Scamandre ! » précisait d’emblée Fabrice Passeri. Fasciné lui-même par ces odonates, héros des histoires d’enfants, il a fait découvrir le cycle de vie des larves et libellules, les espèces, la reproduction, leur manière atypique de se nourrir, comme les patrouilleurs avec changements de direction rapides qui leur permet de saisir leur proie en vol ou les percheurs qui attendent leur passage. Elles raffolent des moustiques et prolifèrent dans les zones non traitées.
Pour rendre la sortie magique, on aurait dit que le soleil et le brouillard s’étaient entendus.
En cette journée d’été indien, le brouillard s’était figé aux dessus des Iscles, permettant au soleil de se cacher et faire durer l’attente. « Les libellules commencent à voler quand le soleil chauffe leurs ailes et leur donne de l’énergie » expliquait l’animateur, « elles attendent dans les buissons, vous aurez une chance de les approcher mais il faut savoir être patient !» Le groupe s’est régalé deux heures durant. Les participants ne verront plus les vols de libellules du même œil désormais.


Les libellules sont de vrais petits bijoux selon lui mais qui à l’état de larve qui peut selon certaines espèces et cela peut durer plusieurs années, ressembler à de petits monstres ou de petites araignées. Leur dernière étape de vie, lorsqu’elles ne sont pas aquatiques, les libellules la consacrent à la reproduction. On peut les voir voler en s’accouplant, formant un cœur. C’est à ce moment-là que l’on, peut les admirer, comme les demoiselles bien connues en Camargue, de la famille des zygoptères. C’est la seconde famille, les anisoptères que l’on appelle communément libellules.
Les spécialistes de ces insectes sont des odonatologues. Il existe plus de cent espèces de libellules en France. Les deux grandes familles zygoptères et anisoptères se distinguent par la position de leurs ailes au repos, repliées sur l’abdomen ou non, le premier signe distinctif. L’animal est très résistant et ses ailes très fines ne sont pas fragiles, elles peuvent traverser la mer durant des heures. « Leur vol est incroyable et inimitable » précise Fabrice, les pattes dirigées vers l’avant, les libellules peuvent voler sur place, monter à la verticale, reculer ! » Lorsqu’elles sont mouillées cependant, elles ne peuvent plus voler et doivent attendre que la chaleur les sèche.

Mâles et femelles ont des couleurs et une morphologie différentes. « Parfois la femelle imite le mâle dans son apparence » poursuit l’animateur. Mais le mystère reste entier, on ne sait pas dans quel but.