Ses stages de tri représentent la seule activité qui lui permet de tenir un peu le coup pendant la crise. Renaud Vinuesa avait commencé à les proposer lors du premier confinement. Grâce au bouche-à-oreille mais surtout à la renommée de son élevage de chevaux Camargue et sa réputation dans le milieu taurin, les demandes n’ont cessé depuis et régulièrement, il reçoit des cavaliers débutants ou confirmés dans sa manade du Cailar. « J’organisais des stages de formation pour la MSA également » explique Renaud. Aujourd’hui ils s’adressent à tout type de public pour découvrir ou se perfectionner dans le tri de bétail. Les novices avec un minimum de bases équestres peuvent s’immerger un temps dans le monde des gardians et un environnement typique. Pour le manadier, c’est également une manière partager sa passion et garder le contact avec les amateurs.

Ce jour-là, le manadier reçoit deux cavaliers confirmés qui viennent travailler de jeunes chevaux et deux débutants pour de l’initiation. Le stage se déroule dans un enclos avec des vaches, un bétail facile, déjà éduqué à l’exercice ce qui donne confiance aux chevaux, des conditions optimales pour démarrer ou pour peaufiner sa technique.

« Le tri c’est un travail en douceur » poursuit Renaud, « avoir un bon placement qui permet au taureau et au cheval de comprendre ce qu’on leur demande. » Il explique que trier dans une manade, c’est prendre un taureau désigné du troupeau, en pays ou dans un enclos, l’isoler pour pouvoir le prendre en course ou lui faire des soins. Pour les chevaux, notamment le Camargue, il y a une part instinctive et une part de travail, de préparation. Si toutes les races sont capables de trier, il faut que l’animal ait envie d’aller vers le bétail. « Il faut être à la fois réactif et laisser une certaine liberté au cheval pour qu’il s’exprime ! » C’est la condition pour amener la monture à comprendre la demande et pouvoir y répondre et c’est aussi l’objectif de ces stages, parvenir à cet équilibre. Le cavalier doit être très juste, savoir s’oublier avec le cheval de temps à autre et le reprendre, savoir passer de 0 à 10 en activité. « Les chevaux ont une passion qui s’éveille et l’anime. Parfois il est un peu endormi, puis il s’élance. Plus on arrive à cela plus c’est intéressant » conclut Renaud.

Les stages sont organisés à la demande sur une matinée.
Tarif 50 € avec son cheval, 100 € avec un cheval de la manade.

Contact 06 12 93 63 48