You are currently viewing 1944 – La libération, que s’est-il passé dans le coin ?
Défilé à Nîmes à la Libération en 1944 - Photo © Archives départementales du Gard

Aujourd’hui, il ne reste plus beaucoup de nos aïeux en vie pour témoigner de ce que fut la libération dans notre région mais fort heureusement, des archives française et américaines sont disponibles et permettent parfois de retracer précisément, des événements qui se sont déroulés autour de chez nous à Lunel, Nîmes et Vauvert.

Des événement relatés dans la presse locale m’ont incité à chercher à en savoir plus sur ces derniers, ce qui m’a permis de dénicher des archives déclassifiées de l’armée américaine.


La toute première édition du MIDI-LIBRE du 27 août 1944 :

Un premier exemple des informations que nous pouvons trouver :

Le Samedi 27 Mai 1994, 4 vagues successives de bombardier B24  appartenant à la 15eme US Air Force avaient fondu sur Nîmes avec pour objectif de détruire les infrastructures ferroviaires.

Le fait que ce bombardement ait été planifié sur une ville densément peuplée, à généré d’énormes dégâts collatéraux et on dénombra 200 morts et 250 blessés à l’issue de ce raid.

La presse collaborationniste s’en donna à cœur joie évidemment.

L’un des équipages ne rentrera jamais à la base, il s’agit du B24 piloté par le Sous-Lieutenant Rodes S. Parrish, lui et les 9 autres membres d’équipage décéderons dans le crash de leur avion à Courthézon au Nord d’Avignon. L’appareil avait été touché de plein fouet par la flak sur sa route le conduisant à Nîmes.

Un autre exemple à propos des bombardement alliés en été 1944, le début de la fin pour les allemands mais également des bombes qui ne tombent pas au bon endroit et font des victimes civiles.

Ainsi, pour le bombardement du pont de Lunel, qui sépare le Gard de l’Hérault sur la RN113 et qui a été effectué le 25 août 1944, j’ai pu retrouver le compte rendu de mission ainsi que les analyses photographiques effectuées pendant et après le bombardement. Sur ce rapport, tous les noms des membres d’équipage de chacun des bombardiers sont listés. Un extrait du rapport de mission ci-dessous nous signale que le pont a été détruit et que tous les équipages ont rentrés à la base sains et saufs.

Ci-dessous un extrait du rapport :

La première photographie a été prise durant le bombardement et la seconde est une analyse des impacts sur laquelle on peut constater que la précision n’était pas énorme ce qui fait que la plupart des bombes rataient leur cible et causaient des dégâts collatéraux. Lors de cette opération, on comptera neuf morts et des blessés. Parmi les morts, M. Bonnard, trésorier du conseil presbytéral de l’église de Lunel.

L’escadron composé de 19 bombardiers B26 avait décollé de sa base d’Alto, au sud de Bastia à 09h20 les avions ont lâché leurs bombes à 11h41 lors de leur 2ème passage. Ils sont tous rentrés à leur base à 13h53.

La photographie ci-dessous, exploitée par les renseignements militaires ou sont marqués les impacts des bombes.

Dés le lendemain, la presse régionale fait état de ce bombardement mais également de certaines exactions commises pas les allemands sur le chemin de leur retraite.

Extraits du journal « L’Information du Languedoc. – N° 3. 25 août 1944 »

Les « boches » sabotent l’alimentation en eau de Vauvert en débutant leur retraite.
NDLR : ils avaient détruit la pompe de relevage, l’eau courante était donc coupée.

On peut également lire que la gare de Lunel a été détruite par un bombardement allié, ce qui sera démenti dans le journal du lendemain car c’était en réalité les allemands qui l’avaient incendiée. Dans cette période trouble de la libération, les informations étaient souvent contradictoires.

B-26B-35-MA_Marauder

Extrait du journal « L’Information du Languedoc. – N° 4. 26 août 1944 »

Nous apprenons que les alliés ne sont plus qu’à 16km d’Arles et que le général De Gaulle a fait son entrée dans Paris. Arles sera libérée dés le lendemain.

Richard Rouvin

Je fais de la généalogie depuis de nombreuses années et mes recherches m'ont conduit à faire des découvertes d'une richesse incroyable sur l'histoire de nos villages de Petite Camargue. J'avais à cœur de partager ces découvertes avec le plus grand nombre et Voir-plus m'est apparu comme une évidence. J'ai donc rejoint l'équipe !
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