You are currently viewing Camille Rigon : Une figure emblématique de Beauvoisin s’en est allée




le 1er mai, Beauvoisin a perdu l’un de ses plus fidèles habitants. Camille Rigon, né le 21 juillet 1935, nous a quittés, laissant le souvenir d’une vie entière consacrée à son village, sa famille et ses passions.

Un enfant des Costières forgé par des valeurs solides

Issu d’une fratrie de six garçons, Camille a grandi dans une famille nombreuse et soudée, qui a traversé ensemble les dures années de guerre et les privations. De cette enfance, il avait gardé un amour profond pour ses racines et la culture locale. Comme beaucoup de sa génération, il parlait fièrement le patois, cette langue occitane qui témoignait son attachement au terroir gardois.

Camilhe èro un ome bèn ancra disn soun terraire. 

« an escapa, an escapa« …

« Moun paire dins soun parla avié toujour un mot de patoues, soun plasé èro de counta dins lis acamp de famiho, aquel’istòri de biòu escapa: « An escapa,an escapa. » dis Katia (merci à Nicole Eyral pour la traduction)

Le 23 avril 1960, il unit sa destinée à celle de Simone Pascal. De cette union naîtront deux filles, Katia et Edwige, qui lui donneront plus tard le bonheur d’être un grand-père comblé avec l’arrivée d’Aurane et de Thomas.

Sur le plan professionnel, la vie de Camille est inséparable de celle de son copain d’enfance, René Rouvin. Travailleur infatigable et d’une honnêteté exemplaire, il a passé toute sa carrière sur la propriété vinicole de la famille Rouvin. Il a vu et vécu l’évolution du monde agricole, passant du travail de la terre avec les chevaux à la grande révolution des tracteurs.

Un engagement associatif et sportif

Camille, ce n’était pas qu’un homme de la terre, c’était aussi un homme de club, toujours prêt à s’investir pour sa communauté.

Jeune il fit parti de la société des Joyeux Farandoleurs de Beauvoisin, il fut pendant 20 ans président de la Boule Joyeuse, les boules une de ses passions comme le ballon à L’ASB avec une carrière d’avant centre puis d’arbitres pour le district Gard Lozère. 

Homme de la nature, Camille trouvait son équilibre en plein air. Chasseur respecté, il était devenu le doyen de la société de chasse « La Diane Beauvoisinoise ».

Une des mémoires du village

« J’ai eu la chance de côtoyer Camille Rigon au détour de conversations au boulodrome, où sa présence était indissociable du paysage. Il était l’un de ceux qui portent en eux l’histoire et la vie du village. Il imposait le respect par sa discrétion et sa gentillesse naturelle, je me souviens de son regard malicieux. Nous avons évoqué le village d’autrefois, il le faisait non pas avec nostalgie mais avec cette précision de celui qui a vu Beauvoisin changé au fil des décennies, un trait d’union entre le passé et le présent« . André

Témoignage vidéo

La chanson des Joyeux Farandoleurs de Beauvoisin Camille Rigon et Max Bresson

Beauvoisin a perdu aujourd’hui une part de sa mémoire vive

(Merci à Katia, Frédéric Rouvin, Nicole Eyral)

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