Créé en 2015 par quelques passionnées du costume arlésien, le groupe folklorique Pantai de Camargo aspire à se relancer et à se développer sous l’égide d’une nouvelle équipe autour de sa présidente, Angélique Villaret Vidal.
« Nous sommes actuellement 65 à 70 membres environ, de 4 à 75 ans, dont une vingtaine à revêtir le costume. »
Au-delà des défilés traditionnels à l’occasion des évènements taurins, le groupe folklorique veut remettre à l’honneur et moderniser les danses sautées et proposer un véritable spectacle d’avant course.
Pour conduire ce changement, l’association mise sur la formation des jeunes et des toutes petites (de 4 à 11 ans) : découverte du milieu et des acteurs de la bouvine, histoire des traditions, apprentissage des danses sautées ; formation pour le groupe des dames, l’art du costume, cours de danses de salon, danses marchées (cercles, Mazurka, Gavottes, Polka…).
Depuis deux ans, Pantai de Camargo travaille en partenariat avec l’association Aux Allures du Sud, le groupe de cavalières de Naomi Bantzé.
« On fait des capelado améliorées avec des musiques plus modernes, où on évolue au milieu des chevaux. C’est notre précédente présidente, Anaïs Abrial, qui a amorcé cette conversion. Pour attirer les jeunes, il faut introduire un peu de modernité. On essuie parfois quelques critiques de la part de certaines personnes très attachées à la tradition mais moi, je pense qu’on peut arriver à mélanger le moderne et l’ancien. Les spectateurs sont demandeurs d’un peu de dépoussiérage.
Dans la mesure où le costume est dans la tradition, les cavalières sont dans la tradition, si on s’amuse sur des musiques un peu « d’jeuns », on ne casse pas les codes. »




Photos © Jean-Pierre Ferrand
Le port du costume s’inscrit dans la continuité historique du costume arlésien codifié par Frédéric Mistral. Le costume du « pays d’Arles » évolue avec l’âge et s’identifie à la coiffe.
Les toutes petites (7, 8 ans), les Mireieto, sont en petites robes et portent le bonnet. À partir de la communion (10, 12 ans), elles passent du bonnet à la coiffe de Mireille (ou coiffe en cravate). Puis peuvent passer le ruban lors d’une cérémonie qui a lieu chaque année aux Saintes-Maries de la Mer.
« Nous avons beaucoup de Mireille qui commencent à grandir et à passer dans le cap des Arlésiennes. Mais on peut revenir en arrière et reporter la cravate. La cravate symbolise le travail des champs, alors que le ruban s’apparente à une tenue de ville ».
Pantai de Camargo voit son agenda 2026 se préciser, plusieurs manifestations sont déjà prévues dans la région et vont occuper les membres de l’association. Le rêve d’Angélique Villaret Vidal : pouvoir consacrer un temps de convivialité à la vie associative. Et surtout, programmer un spectacle dans les arènes de Vauvert avec Naomi Bantzé et ses cavalières.
Le costume, c’est du plaisir avant tout.
Pantai de Camargo
Bureau 2026
Présidente : Angélique Villaret Vidal
Vice-présidente : Christine Delon
Secrétaire : Audrey Bernardi
Secrétaire-adjointe : Céline Miot
Trésorier : Yannick Rico
Trésorier-adjoint : Éric Delon

