On va au ciné ?
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Pour beaucoup, aller voir un film de Woody Allen, c’est déjà partir avec un jugement (presque) tout fait, tant il jouit dans notre pays d’une cote de popularité que bon nombre de nos gouvernants lui envieraient… C’est avec sa maestria non usurpée, que dans Blue Jasmine, il nous fait vivre l’histoire de cette grande bourgeoise ultra-riche – Cate Blanchett – qui se déplace dans un luxe arrogant au côté d’un époux – Alec Baldwin – collectionneur de jolies femmes et escroc notoire. Bien mal acquit ne profitant jamais, la chute du mari, provoquera la déchéance de la famille. Jasmine se réfugiera chez sa sœur Ginger – Sally Hawkins – qui est tout son contraire : petite caissière, elle vit dans un appartement de troisième zone entourée d’amis plus ou moins alcooliques hurlant devant un téléviseur. L’interprétation de tous les personnages est magistrale. Cependant, il est impossible de ne pas s’attarder sur Cate Blanchett, (et pas seulement pour sa grande beauté) tant elle porte ce film qui la voit tour à tour rayonnante et le plan suivant complètement décrépie. Après la classe de cette sublime maîtresse de maison naviguant autour des ses invités, on retrouve cette demie démente, parlant seule sur un banc, tout prête à sombrer dans la clochardisation.















