Mercredi 4 décembre, la médiathèque de Vauvert présentait : « La pharmacie des mots » de Morten Sondergaard.

Cette lecture animée par Denis Lanoy de la maison des littératures à voix hautes, Morten Sondergaard et Steen Bille Jorgensen qui assurera la traduction simultanée, Morten Sondergaard ne parlant pas français.

Morten Sondergaard, poète, artiste et traducteur danois, est né en 1964. C’est aujourd’hui un des poètes contemporains les plus importants de langue danoise. Il collabore avec des musiciens, des peintres ou d’autres écrivains.

« Il cherche constamment le potentiel artistique dans les matériaux et les mots pour révéler au public des aspects insoupçonnés de notre réalité commune. ». Il vit actuellement en Italie à Pise où il écrit des messages sur des dalles en marbre. À Copenhague en 2010, il a réussi à transformer une partie d’immeuble de six étages en œuvre poétique : La façade des rêves.

L’œuvre qui nous était présentée ce soir, « La pharmacie des mots », est une œuvre poétique extrêmement originale, puisque présentée sous forme d’objet qui assimile la structure de la langue à des produits pharmaceutiques (voir photo). Denis Lanoy saisit une boite « numéraux »  et à un rythme endiablé, nous rappelle les règles d’accord des nombres et notamment, cent et vingt avec des exemples. Excellentissime, Denis Lanoy, qui par cette lecture endiablée, énumérant ainsi ces difficultés de la langue française, accentue et en met en valeur la complexité de ces règles que nous suivons difficilement et qui provoque instantanément l’hilarité dans la salle !!! Rappelant à certains ces moments douloureux où nous nous demandons si cent sera suivi d’un complément ou pas !!! et en confortant d’autres sur leur supériorité à maîtriser le sujet.

Peu de présents pour cette lecture et c’est bien dommage car il s’agissait de faire connaître cet auteur-poète très exceptionnel et qui s’interroge sur les mots mais aussi sur leur structure. Enfant, déjà il s’interrogeait sur les mots car son père était professeur de danois et son œuvre est un prolongement et un travail de recherche permanent.

J’ai beaucoup ri et j’ai beaucoup appris, le pédagogue est bon quand il en est ainsi. J’espère que La pharmacie des mots pourra rejoindre les étagères de la médiathèque de Vauvert !