Dans le cadre des actions de gestion des espaces naturels, les chantiers d’envergure sont forcément ralentis dans cette période de grave crise sanitaire.

Les cycles de la nature se poursuivent quant à eux, heureusement avec leur lot de promesses qu’il nous tardera de découvrir au plus tôt, avec des jours meilleurs.

Le printemps est bien installé et si ce n’est pas le fait des hirondelles, elles sont toutefois bien arrivées…

On a pu voir au Centre du Scamandre les cigognes sur leur nid. Les Ibis et les hérons ont investi la tamarissière et le butor étoilé envoie son cri depuis la roselière.
Étonnamment, il restait encore ces jours-ci des sarcelles d’hiver en quantité. Elles ne devraient pas tarder à partir vers leurs zones de nidification au nord de l’Europe.

En termes de manipulation des ouvrages hydrauliques, il est nécessaire en cette saison d’ouvrir les martelières pour favoriser les écoulements des étangs et palus. C’est en effet autour de l’équinoxe de printemps que l’on peut commencer à vidanger, notamment lorsque le mistral souffle. Cela contribuera au rinçage et au renouvellement d’eau nécessaire pour la bonne qualité des marais. Les opérateurs qui doivent intervenir s’emploient à suivre les précautions indispensables pour limiter la propagation du virus.

Serge Colombaud