Le Football Club  Vauverdois a toujours prêté une attention particulière à la formation des jeunes. Cette politique qui a porté ses fruits est plus que jamais une priorité pour le club. Sous l’impulsion des présidents, Gérard Daudé et François Abad, et du nouveau directeur technique, Khatim Abbaoui, une réorganisation complète des structures du club et de l’école de foot s’est opérée.

Gérard Daudé, Khatim Abbaoui, François Abad

Le frère cadet de Redouane, âgé de 31 ans, lui-même formé à Vauvert puis à Nîmes Olympique, actuellement joueur titulaire à Beaucaire en National 3, s’y est beaucoup impliqué.

« Je suis venu au FCV avec l’histoire qui me lie à vie au club. Avec mon frère, Redouane, nous avons travaillé ensemble à la mise en œuvre de ce projet. Et, c’est un peu lui rendre hommage et lui faire honneur que de m’engager à mon tour pour ce grand club.

Le président me sollicite beaucoup pour l’équipe première – la vitrine du club – où j’essaie d’apporter mon expérience depuis le banc mais je dirige aussi l’ensemble de l’équipe technique (entraîneurs, éducateurs) et m’occupe de la gestion sportive au quotidien. En National, à Beaucaire, on joue le samedi. Ça tombe bien. En outre, on n’a pas d’entraînement le mercredi, ce qui fait que je suis présent ici le mercredi et le dimanche. »

Il supervise donc l’école de foot du FCV, placée sous la responsabilité de Toufic El Akkari, un éducateur sportif de 32 ans.

« Comme dans tout club, on a voulu vraiment structurer l’école de foot. L’école de foot est très importante pour nous et on a voulu mettre quelqu’un de diplômé sur le plan technique mais également en animation. Non seulement, il joue en équipe première – c’est un cadre de l’équipe première – mais aussi de par son métier de moniteur éducateur, il a toutes les aptitudes pour participer à l’action éducative et sportive des enfants et des adolescents. »

Actuellement l’école de foot compte à peu près 80 gamins. « Un nombre un peu en deçà de nos objectifs » reconnait Gérard Daudé. « On tablait sur une centaine, mais c’était sans compter sur la crise sanitaire. On n’avait pas grand monde, la première semaine de septembre, mais petit à petit au cours du mois on a atteint un niveau d’inscriptions satisfaisant. »

La nouvelle section baby foot

Afin de sensibiliser la future génération à la pratique du football, le FCV a créé une catégorie baby-foot U5 (4 et 5 ans). C’est Mohamed Akrouti qui en a pris l’initiative et qui s’en occupe.

Tous les mercredis, les enfants s’amusent sur des jeux autour du ballon rond. Cela permet de découvrir un sport avant de s’engager dans le club. Ils ne sont pas inscrits en compétition, ils n’ont pas de licence, il faut seulement un accord parental et une visite médicale préalablement. Le groupe est limité à 8 enfants, maximum.

Les autres catégories de l’école de foot

Les catégories de jeu dépendent de l’âge des joueurs.

U6 (6 ans dans l’année en cours) – Éducateurs : Driss Boujlil et Toufic El Akkari 

U7 – Éducateur : Gilbert Demello

U8 – Éducateurs : Youssef Fdil et Medhi Tihar

U9 – Éducateur : Mounir Hammouch

À partir de U6, ils sont licenciés et participent à des plateaux et autres compétitions sans classements organisés par le district Gard Lozère et la Ligue. 

Les plateaux organisés par le district réunissent 3 équipes de même catégorie. Il y en a 2 à 3 par mois.

Le club mise beaucoup sur l’école de foot comme le rappelle de directeur technique.
« On a voulu miser beaucoup sur l’école de foot, parce que c’est les joueurs de demain. Aujourd’hui, on a la chance d’être en Régional 2, donc, on a atteint un bon niveau… On a également mis en place une équipe réserve qui est constituée essentiellement de jeunes joueurs.

Le FCV a toujours eu une action volontariste en la matière.  C’est encore plus vrai aujourd’hui avec l’arrivée d’un responsable de l’école, des éducateurs qui vont passer leur diplôme cette année. Tous les éducateurs de l’école ont eu la volonté de s’inscrire à la formation pour l’obtention du diplôme. Ce sont des formations qui sont organisées par le district, ici, à Vauvert. Les éducateurs sont vraiment volontaires et ont envie d’apporter quelque chose au club. »

L’impact de la crise sanitaire

Même si à ce jour aucun cas positif au Covid n’a été signalé, la crise sanitaire pèse sur le fonctionnement et les finances du club.

Néanmoins, Gérard Daudé se veut rassurant. « On est serein parce qu’on nous a laissés, François et moi, des finances saines, ce qui nous a permis l’an dernier de pouvoir perdre 5 000 euros dans la saison à cause de tout ce qu’on n’a pas pu faire (tournoi René Girard, entre autre). Ces finances saines nous permettent de redémarrer sans trop de difficultés mais je n’envisage pas du tout de reperdre 5 000 euros cette saison, ni même 2 000 euros, je ne peux pas. On ne peux pas faire deux années déficitaires. On est serein mais si on nous supprime le tournoi Intermarché, si on supprime les lotos, on ne sait pas ce qu’on va faire. »

Dirigeants et staff technique ont mis en place un protocole sanitaire rigoureux.

« Nous avons pris les devants sans attendre que la fédération nous l’impose », souligne Khatim Abbaoui.

Pour les petits, le masque n’est pas obligatoire, par contre, ils ont obligation de ramener chacun leur gourde. En outre, on a fourni à tous les éducateurs une pharmacie afin qu’ils apprennent aux enfants les gestes barrière en lien avec les écoles. C’est important d’insister sur cet aspect pédagogique.

Un référent Covid a été désigné. Il s’agit de Kamel El Mahrouk. L’accès aux installations est interdit aux parents. Le port du masque est obligatoire pour les plus de 11 ans au sein du complexe Radelyevitch.

Distribution de gel hydroalcoolique et prise de température complètent le dispositif.

Et le directeur technique de conclure : « Moi, je suis satisfait, parce que quand je vois les autres clubs… Ici, on essaie de faire quelque chose d’un peu structuré. On avance et on évolue avec les préconisations sanitaires. »