Malgré la situation compliquée une trentaine de Markétonniens ont pris le départ depuis Vauvert pour sillonner le secteur allant jusque Calvisson, Verzège ou encore Gallargues.

Quatorze villes au départ cette année dans toute la région contre près de vingt-cinq généralement, c’est le constat des organisateurs qui sont tout de même satisfaits. « Les entreprises ont joué le jeu malgré tout » explique René Derelle du Comider. Basé à Mauguio, le Markéthon y a été annulé faute de candidats et il a rejoint l’équipe de Vauvert. « Nos partenaires ont réussi à mobiliser tout de même sur le secteur » poursuit Alain Beauchemin et de citer Pôle Emploi, la mission locale jeune, le CFPPA et l’association Passe-muraille.
La municipalité a pu mettre à disposition la grande salle Bizet au soulagement des organisateurs.

Partis vers 8h30, les dix groupes sont revenus dans l’après-midi, fatigués mais avec le sourire. « J’ai le dos en vrac ! » s’est exclamée une participante partie à Uchaud et Bernis, avec plus de quarante sociétés et commerces démarchées. Un accueil souvent cordial, un peu de méfiance parfois lorsque le dispositif est méconnu, mais souvent un manque de disponibilité. Les employeurs ne sont pas prévenus à l’avance et les visiteurs ne tombent parfois pas au bon moment. « C’est à nous de nous adapter et ajuster notre discours ! » expliquent-ils. Des difficultés pour rencontrer des responsables, quelques refus pour cause sanitaire ou encore une fermeture pour inventaire, ce sont les obstacles rencontrés.
Une chose est certaine pour les Markéthoniens, l’expérience qu’ils en retirent mérite l’effort fourni. « Nous apprenons à aller au-devant des entreprises, à savoir ce qu’elles attendent des candidats, c’est ce que nous n’avons pas au travers de candidatures classiques par écrit. » Ils retiendront l’importance du dialogue, du contact humain et de la solidarité. Pour Alain Beauchemin il y a un autre avantage primordial, dénicher les emplois qui ne sont pas sur le marché du travail. « C’est la force du concept, sinon il suffit de lire les offres d’emploi. » René Derelle se réjouit de pouvoir offrir son expérience. Cadre à la retraite, il se consacre aux jeunes et à la recherche d’emploi ou de candidats. « Le Comider intervient dans les collèges, les lycées, à l’université et en entreprise avec plus de 180 bénévoles ! »

Les analyses de 2019 montrent que le dispositif porte ses fruits. 1 400 postes récoltés dont un quart pourvu par les participants au Markéthon. Le cru 2020 au départ de Vauvert est bon malgré tout, 271 entreprises visitées et 61 offres d’emploi variées, cuisinier, serveur, magasinier, comptable, ingénieur, façadier.