Mercredi 24 mars, je me suis rendue aux arènes de Vauvert, pour assister aux entrainements des jeunes élèves de l’école de raseteurs de Petite Camargue en apprendre plus sur cette école, et ses élèves. Quoi de mieux que de demander aux élèves directement !

6 élèves se sont prêtés au jeu de l’interview, quelques questions variées et voici leurs réponses.

Première partie : Nathan, Joris, Benoît

Nathan Segura, 14  ans

Il a toujours été dans le milieu depuis petit, grâce au raseteur Vincent Felix, il a connu l’école de raseteurs de Petite Camargue, il fit des essais et ce qui lui a plu directement : l’art du raset, le contact du taureau. Les arènes sont devenues une vraie passion.

« L’ambiance ici est comme une famille on est tous soudés » me dit-il, que ce soit durant les entrainements ou lors des courses, l’ambiance est toujours présente. »

Pour ses premières courses devant du public, il m’explique qu’au début avant de rentrer en piste, il ressentait le stress, puis peu à peu, il s’est habitué. Et très vite, il a éprouvé du plaisir à raseter devant la foule.

Malgré la crise du covid qu’il ressent comme compliquée car peu de taureaux sortent et des restrictions strictes sont à mettre en place, il est heureux de vivre sa passion !

Joris Sanchez, 13 ans

Joris a connu l’école, grâce à son père qui est raseteur ! Il aime la sensation de raser la bête, le contact et depuis petit il aime le sport. Le sport est une base importante de l’école de raseteurs.

« Il y a une très bonne ambiance, le bureau est toujours là pour nous » me confie-t-il, « c’est bien, dans un raset il te pousse à y aller, en te sentant en sécurité » rajoute-t-il.

Il y a toujours l’appréhension du premier raset mais rapidement, le trac et la crainte s’effacent. Il ambitionne de devenir Raseteur au plus haut niveau ! Soutenu par ses parents bien qu’ils aient un peu peur, il apprécie l’aide de son père qui participe à son apprentissage.

Comment ressent-il la crise sanitaire ? « Comme tout le monde, je trouve cela énervant, pénible, compliqué. Au début on s’entrainait avec les masques ! »

Benoît Lafitte, 15 ans

Plus petit, Benoît allait aux courses, un jour, il décida de s’inscrire pour évoluer dans le milieu !
 « Le frère de ma Mère rasetait et il m’a expliqué les courses camarguaises, puis en ayant vu faire les raseteurs, je suis tombé amoureux de ce sport si singulier. J’aime énormément les taureaux, j’ai voulu faire perpétuer les traditions. » me dit-il.

Il retrouve dans ce milieu comme une seconde famille, avec un esprit d’entraide sans rivalité et une ambiance qui lui plaît !
Mais pendant les courses comment cela se passe-t-il ? il me raconte qu’il a parfois du stress, car il se demande si le public apprécie ou pas ce qu’il fait. Mais le public sait que ce sont des jeunes et les encourage, sans jugement.

Le covid a rendu un peu complexe les entrainements, ils se déroulent à huis clos.  « C’est très bien à huis clos, on écoute plus les éducateurs », mais tout est respecté distanciation sociale etc. « J’essaye de respecter le plus possible les gestes barrière, même si moralement c’est parfois compliqué. »

On se retrouve bientôt pour les 3 autres interviews, mais déjà nous pouvons retenir que l’ambiance au sein de l’école est celle d’une vraie famille, les éducateurs sont présents pour les jeunes ! Une vraie passion pour que vivent les traditions.