Ce mercredi 18 janvier, le programme est bien rempli pour les jeunes colombophiles du Cailar. En pleine période de ponte et d’aboutissement des couvées, ils vont faire la tournée des casiers de reproduction, l’inventaire des contenus et commencer l’élevage des « hâtifs ».

Les hâtifs sont des pigeons que l’on élève au mois de janvier afin qu’ils soient en pleine force de l’âge au printemps, pour les premiers concours. A leur éclosion, les pigeonneaux sont minuscules et ne pèsent qu’environ 12 grammes. Ils sont aveugles (en fait leurs yeux sont fermés) et sont recouverts d’un duvet de couleur jaune canari. Ils sont totalement dépendants de leurs deux parents.

Quelques heures après leur naissance, les pigeonneaux lèvent leur tête pour être nourris par le « lait de jabot » de leurs parents. C’est une sorte de bouillie blanche très nourrissante produite par les parents.

Après une semaine, ceux qu’on nomme alors les « pipants » sont nourris cette fois par le grain fourni par leurs parents et sont bagués par le colombophile : une bague adresse est enfilée sur une patte et une bague matricule sur l’autre. Ils porteront ces bagues toute leur vie. Au bout de trois à quatre semaines, les pigeonneaux descendent de leur nid et commencent à se nourrir seuls. Ils sont prêts pour le sevrage, séparation d’avec leurs parents pour être placés dans un autre colombier.

Paul-Edouard Despierres