Dans le petit hameau de Franquevaux, les dernières constructions avant l’étendue des marais à perte de vue font face à un magnifique paysage. La manade d’Alain Fougairolles fait partie de ce décor de rêve, complété par ses quatre-vingt-dix taureaux et vaches.

La saison redémarre avec l’accueil de groupes pour visiter la manade, partager un moment convivial avec manadier et gardians à pied ou à cheval.
Carla Fougairolles, la fille d’Alain, se destine à reprendre la manade et son public de prédilection sont les personnes à mobilité réduite et les enfants. Elle aime voir leur émotion et la joie sur leurs visages.
Les amis bénévoles de la manade ont confectionné un ponton pour accéder à la charrette. Tirée par un tracteur, elle conduit les personnes au fond du pays, au milieu du bétail.

Mardi 9 avril, c’est l’association Tennis handisport du Grau-du-roi qui est venu à la découverte de ce magnifique paysage camarguais. Son président Serge Garnier avait convié également l’institut médico-éducatif,  La cigale, de Nîmes pour en faire profiter des enfants.

La vingtaine de participants, après un accueil chaleureux dans la laupio a suivi les gardians à cheval pour une démonstration de tri. En chemin, ils se sont fait expliquer les activités de la manade en saison ou l’hiver, l’arribage, les soins, les naissances. A cette période de l’année, ils ont pu approcher de nombreux veaux nés dans l’hiver, encore un peu hésitants sur leurs pattes.

La sortie s’est poursuivie par un apéritif convivial avec échanges des impressions, discussions avec les cavaliers et les autres gardians amateurs. Alain a offert des grillades pour terminer cette belle rencontre. Serge et ses amis ont réellement apprécié cette immersion dans la Camargue. « Tout est fait pour oublier le handicap » ont-ils conclu.

Lise C

Photos : Guy Roca