Tout a commencé par un cadeau, un appareil photo. Sabrina Pensalfini est éducatrice sportive et pour s’amuser, elle photographie une copine enceinte. « Cela a été le déclic ! » raconte-t-elle, « d’autres collègues m’ont demandé et ça n’a plus arrêté. » En 2013 la jeune femme se forme pour la photographie de nouveau-nés, quitte son travail et se lance pour ne plus se consacrer qu’à cela. Installée au départ à Lunel, le bouche-à-oreille des mamans fonctionne bien et le carnet de commandes se remplit. En 2018 elle déménage sur Vauvert, le coup de foudre pour une maison où elle peut aménager un studio pour les prises de vue et une salle de jeux pour faire patienter les autres enfants.

Sabrina immortalise aussi les mariages, pas pour l’alimentaire, mais pour être dehors, bouger et surtout pour l’émotion qui se dégage du couple et de l’événement. La photographe aime saisir les sentiments qui passent entre les parents et les enfants, les émotions, les premiers sourires des nouveau-nés. « C’est eux qui m’ont fait craquer ! » s’exclame Sabrina. Pour les photos elle les bichonne, créé une mise en scène. « C’est pour les sublimer ! » Elle aime la douceur qui s’en dégage, le côté apaisé et apaisant des chérubins. « Ce sont les premiers souvenirs des parents, je veux leur laisser des images pleines d’émotion et qu’ils auront plaisir à revoir plus tard. »


Sabrina toujours en quête de moments forts à immortaliser s’est lancée récemment dans le reportage accouchement.  « C’est dingue ! » résume-t-elle spontanément et simplement. En milieu hospitalier ou à domicile, elle partage avec les parents un moment de bonheur intense. « Les émotions sont décuplées. Je n’ai vu aucune photo d’un papa où il y a cette étincelle comme à l’accouchement ! » Telle une sage-femme, la photographe est d’astreinte pendant un mois et attend l’heureusement événement. « Ils peuvent m’appeler même la nuit, dès que le travail commence, et j’arrive. »

Sabrina avait déjà eu des prix pour des portraits de bébés mais cette année, c’est la consécration, le prix de portraitiste de France 2021 organisé par la Fédération Française de la Photographie et des Métiers de l’Image. Un dossier présentant dix thèmes, des personnes d’âges différents, une famille, portrait libre, un mariage. La photographe qui aime peu le conventionnel a pris le pari de proposer des clichés atypiques. « Je voulais que le jury me ressente telle que je suis. Faire du classique ne me ressemble pas. »
Le titre est pour Sabrina un tremplin et pour ses client un gage de qualité. Elle va pouvoir développer ses spécialités mais après une petite pause car jeune femme a été prise sous le charme des nouveau-nés. « Faire un bébé n’était pas dans mes projets mais les reportages ont changé la vision que j’avais de la grossesse et de l’accouchement, cela m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses fantastiques. » Une chose est certaine, Sabrina ne fera pas de selfies et elle a déjà choisi ses photographes pour les moments inoubliables qui l’attendent elle aussi.

Contact 06 59 59 16 03 www.bylala-photographie.com